Fiches de dangers

Travailleurs expatriés (Archives)

FICHE DE RISQUE BOSSONS FUTE N°25

1. INTRODUCTION

  • On considère comme travailleur expatrié le salarié qui exerce son activité professionnelle en dehors de son pays d’origine. Le problème des travailleurs étrangers exerçant en France est traité dans la fiche de surveillance médicale renforcée de travailleurs migrants.
  • 2 000 000 de français travaillent à l’étranger. Les missions exercées à l’étranger peuvent revêtir plusieurs formes :
    • missions longues avec possibilité d’un départ en famille
    • partage du temps entre activité en France et activité à l’étranger, l’activité à l’étranger pouvant concerner le même pays ou une succession de pays différents
    • missions courtes, plus ou moins fréquentes et plus ou moins prévisibles (négociation de contrats, expertises...)

2. PROFESSIONS CONCERNEES

Sont particulièrement concernées les professions suivantes :

  • Armée et service civil
  • Cadres des multinationales
  • Journalistes
  • Personnel du secteur agricole
  • Personnel du bâtiment et des travaux publics
  • Personnel du commerce international
  • Personnel des organismes internationnaux
  • Personnel des organisations non gouvernementales
  • Personnel de la recherche et de l'extraction des ressources naturelles
  • Personnel des transports internationaux

3. DESCRIPTION - EVALUATION DU RISQUE

Les risques sont de 3 ordres :

  • Risques liés aux conditions géo-politiques :
    • conditions climatiques particulières : pays chaud, pays froids, chaleur, humidité et intempéries du travail en mer
    • pathologie infectieuse : pathologies liés au climat, parasitologie
    • difficultés d’accès aux soins : manque d’équipement sanitaire local
    • manque de confort : casernement, travail en brousse
    • agressivité de la population locale : manque de compréhension, enlèvement, attentat
  • Risques liées aux conditions de travail et de logement :
    • travail intellectuel et/ou adminsitratif permettant le logement dans des hôtels confortables, voire en appartement ou villa personnelle
    • travail technique dans l’arrière-pays : relevés topographiques, prise d’échantillons, entretien du matériel...avec éventuellement logement chez l’habitant ou habitat collectif sur site
    • déplacements en véhicule et hébergement précaire
  • Risques liés au déracinement :
    • barrière linguistique rendant la communication avec le personnel local difficile et facteur de malentendus
    • barrière culturelle pouvant conduire soit au mépris de la culture autochtone, soit à une tentative d’assimilation irrationnelle
    • isolement affectif avec risque d’alcoolisation, de conduites sexuelles à risque
    • réinsertion professionnelle en métropole pouvant être difficile :
      • pour des raisons personnelles : la découverte d’autres horizons, l’enrichissement culturel, la relativisation des valeurs oocidentales peuvent entraîner un certain décalage de pensée avec le reste de la communauté nationale
      • pour des raisons professionnelles : le retour dans l’entreprise peut être difficile à supporter s'il y a perte d’autonomie et d’indépendance, déception des postes proposés au retour

4. RISQUES POUVANT ETRE ASSOCIES

  • Risques liés au transports : avion, bateau, vehicule tout terrain, hélicoptère, nacelle de transbordement, marche à pied
  • Risques spécifiques des métiers exercés

5. RISQUES POUR LA SANTE

5.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Agression, enlèvement, attentat
  • Accidents de transport
  • Blessures par animaux : piqûres, morsures, traumatismes
  • Brûlures, coup de soleil, coup de chaleur
  • Gercures, gelures, hypothermie

5.2. MALADIES PROFESSIONNELLES

5.2.1. REGIME GENERAL

  • Tableau n°7 RG : Tétanos professionnel
  • Tableau n°18 RG : Charbon
  • Tableau n°19 RG : Spirochétoses (à l'exception des tréponématoses)
  • Tableau n°24 RG : Brucelloses professionnelles
  • Tableau n°28 RG : Ankylostomose professionnelle
  • Tableau n°40 RG : Maladies dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques : Mycobacterium avium/intracellulaire, Mycobacterium kansasii, Mycobacterium xenopi, Mycobacterium marinum, Mycobacterium fortuitum
  • Tableau n°45 RG : Infections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E
  • Tableau n°46 RG : Mycoses cutanées
  • Tableau n°53 RG : Affections dues aux rickettsies
  • Tableau n°54 RG : Poliomyélites
  • Tableau n°55 RG : Affections professionnelles dues aux amibes
  • Tableau n°56 RG : Rage professionnelle
  • Tableau n°68 RG : Tularémie
  • Tableau n°76 RG : Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu d'hospitalisation et d'hospitalisation à domicile
  • Tableau n°77 RG : Périonyxis et onyxis
  • Tableau n°80 RG : Kératoconjonctivites virales
  • Tableau n°86 RG : Pasteurelloses
  • Tableau n°87 RG : Ornithose-psittacose
  • Tableau n°88 RG : Rouget du porc (Erysipéloïde de Baker-Rosenbach)
  • Tableau n°92 RG : Infections professionnelles à Streptococcus suis
  • Tableau n°96 RG : Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du groupe hantavirus

5.2.2. REGIME AGRICOLE

5.3. AUTRES

5.3.1. MALADIES TRANSMISSIBLES

Certaines peuvent être maladies reconnues en accident du travail ou en maladie professionnelle.

5.3.1.1 Transmission interhumaine par voie aérienne

  • La plupart des infections respiratoires et des pneumopathies, certaines méningites, sont transmissibles par voie aérienne surtout à l’occasion des grands rassemblements et des conditions de vie précaires.

5.3.1.2 Transmission interhumaine à l'occasion de la consommation de produits contaminés avant ou au cours de préparations alimentaires

  • Maladie virale (hépatite A) : contamination à partir des selles de personnes malades, de personne à personne ou par l'absorption d'aliments, d'eau ou de coquillages souillés
  • Maladies bactériennes :
    • Dysenterie bacillaire (shigelloses) : contamination par portage du germe sur les aliments par un sujet atteint de dysenterie bacillaire
    • Brucellose : contamination à partir d'un animal malade ou par consommation de lait cru ou de fromage frais artisanaux
    • Tularémie : contamination par contact direct d'animaux malades (gibier, lièvres, renards, rongeurs, chiens, chats), ou aérosol, ou piqûre de tique infectée
    • Tuberculose : contamination par le lait de bovin malade
  • Maladies parasitaires : les vers
    • Oxyures : contamination par absorption d'oeufs d'oxyures présents dans la literie, les poussières ou les aliments crus contaminés par le malade
    • Ascaris : contamination par absorption de larves contaminant l'eau et/ou les végétaux
    • Trichine : contamination par la consommation de viande animale crue (salaison) ou insuffisamment cuite contenant des kystes
    • Taenias : contamination en consommant de la viande insuffisamment cuite contaminée par une larve ; transmission directe d'homme à homme pour H. nana
    • Taenia botriocéphale : contamination par absorption de poisson contaminé
    • Distomatose : contamination par consommation de cresson sauvage ou en provenance de cressonnières contaminées par des déjections de bétail (boeuf ou mouton)
  • Maladies parasitaires : les protozoaires
    • Toxoplasmose : contamination
      • par ingestion d'oocytes mûrs avec des aliments souillés par des selles de chat
      • par ingestion de kystes toxoplasmiques vivants par consommation de viande insuffisamment cuite
      • par passage de trophozoïdes de la mère à l'enfant
    • Amibiase : contamination par l'absorption de kystes éliminés par les porteurs sains qui ont souillés l'eau ou les aliments

5.3.1.3 Transmission par les insectes, soit directement par piqûre, soit parce qu’ils parasitent un animal, soit comme vecteur passif

  • Par les moustiques : paludisme (plasmodium), fièvre jaune (virus amaril), dengue (virus), filères
  • Par les mouches : maladie du sommeil (tripanosome), filère Loa Loa, onchocercose (filère), myases (larves de mouches), bouton d’orient, Kala Arar (Leishmanias), amibiase
  • Par les poux : typhus exanthématique (rickettsie), fièvre récurrente cosmopolite (spirochète ou borrelia)
  • Par les tiques : fièvre récurrente africaine (spirochète ou borrelia)
  • Par les punaises : maladie de Chagas (tripanosome)
  • Par les puces : typhus murin (rickettsie), peste (pasterella)

5.3.1.4 Transmission par l’eau ou le sol par voie cutanée et/ou digestive

  • L’eau et le sol peuvent contenir des microbes qui vont contaminer l’homme soit par pénétration directe à l’occasion d’une plaie, soit par absorption d’un hôte intermédiaire présent qui va finir son developpement dans l’organisme humain.
  • Ce peut être :
    • Des virus : poliomyélite, hépatite A (eaux polluées par les déjections de malades atteints)
    • Des bactéries : tétanos (terre contaminée par des spores), gangrène gazeuse (terre contaminée par le bacille), choléra (eau polluée par des déjections humaines), salmonelloses et fièvre typhoïde (eau polluée, lait pollué, contact avec des déjections humaines), leptosiroses (eau polluée par des déjections de rats contaminés), dysenterie bacillaire (sol pollué), légionnellose (contamination par aérosols d'eau chaude contaminés par la bactérie)
    • Des vers : ankylostome (pénétration transcutanée de larves présentes dans l’eau ou la boue), anguillule (pénétration transcutanée de larves présentes dans l’eau ou la boue), bilharioze (bain en eau douce contaminée)
    • Des protozoaires : dysenterie amibienne (eaux ou sols pollués par la forme kystique de l’amibe)

5.3.2. ATTEINTES LOCALES - INTOXICATIONS - EMPOISONNEMENTS

5.3.2.1 Nuisances occasionnelles : piqûres avec réactions locales

  • Piqures d’ectoparasites prurigineuses : puces, puce chique ; poux de tête ou de corps (morpions) ; aoûtas ou rougets ; tiques ; gale
  • Myiases (contamination par des larves de mouches) par piqûre ou contact
  • Sangsues (contamination aquatique)
  • Pentastomoses : linguatulose ( contact avec des chiens parasités ou des abats de moutons ou de chèvres), orocéphalose (contact avec de la bave ou consommation de chair mal cuite de serpent)

5.3.2.2 Empoisonnement par contact cutané avec certains animaux venimeux

  • Coelentérés responsables d’urticaires de contact et de troubles généraux : anémones de mer et méduses, physaliées
  • Mollusques : le venin des conidés est responsable d’une réaction inflammatoire locale et de signes généraux graves
  • Arthropodes : ils sont dangereux par leur piqûre ou leur morsure
    • Arachnides : scorpions, araignées (lactrodectes, mygales, ctènes, lycoses), acariens
    • Myriapodes
    • Insectes :
      • Les piqûres de la plupart des ectoparasites, des mouches, et des moustiques, ne sont pas dangereuses, mais ces insectes peuvent être les vecteurs de certains germes.
      • Les piqûres des hyménoptères (abeilles, guêpes, frelons) peuvent entrainer des oedèmes locaux et généraux parfois très graves.
      • Certains insectes peuvent induire des dermites de contact : cantharides, papillonites.
  • Poissons : vives, poissons-zèbres, poissons-scorpions, poissons-pierre, raies, sont équipés d’épines dans lesquelles sont logées des glandes à venin entrainant des blessures très douleureuses et parfois mortelles
  • Serpents :
    • Les aglyphes ou couleuvres ne possèdent pas de crochet mais leur salive est venimeuse.
    • Les opisthoglyphes sont des couleuvres avec crochets très postérieurs (couleuvre méditerannéenne, serpent liane africain).
    • Les protéroglyphes ont des crochets antérieurs avec une gouttière à venin. les hydrophilidés sont marins. Les élapidés sont terrestres. Parmi eux les mambas, les cobras (Naja d’extrème-orient, serpent cracheur d’Afrique), les serpents corail d’Amérique.
    • Les solénoglyphes sont les serpents les plus dangereux car ils possèdent deux crochets antérieurs percés d’un canal à venin et protractés lors de la morsure : les vipéridés (vipère du levant, vipère des sables, vipère à corne, vipère à écailles en scie, vipère du Gabon, vipère heurtante, vipère rhinocéros) ; les crotaléidés sont surtout américains (serpent à sonnettes, fer de lance des Antilles). Leurs venins ont soit un effet neurotoxique de type paralysant soit un effet hémorragique. Les morsures sont souvent nécrosantes.

5.3.2.3 Intoxication par consommation de produits mal préparés ou impropres à la consommation (voir fiche risque alimentaire)

  • Intoxication grave par le Gonyaulax à l’occasion de la consommation de certains mollusques nourris avec
  • Botulisme par ingestion de conserves ménagères ou de charcuteries mal préparées
  • Toxi-infection par ingestion d’aliments crus ou mal cuits contaminés par des salmonelles, des staphylocoques, des shigelles, des vibrions parahémolytiques, des bacilles perfringens
  • Intoxication par consommation des poissons vénéneux (plus de 500 espèces le sont !) :
    • soit parce-que leur sang, leurs gonades, leurs œufs, leur laitance sont toxiques
    • soit parce-qu’ils se sont nourris avec des herbes ou des poissons contaminés par des algues bleues microscopiques qui fabriquent une toxine thermostable (ciguatera), ou par du planton toxique (mytilotoxine des moules)
    • soit parce-qu’ils produisent de l’histamine sous l’effet de certains micro-organismes les parasitant (thon , maquereaux...)
    • soit parce que leur chair est toxique.
    Les signes sont le plus souvent neurologiques avec état général altéré.
  • Intoxications par des poisons végétaux :
    • Champignons
      • champignons vénéneux : amanites, entolomes, lépiotes
      • champignons parasites des céréales : ergot de seigle (ergot de seigle = claviceps purpurea)
      • toxines mycéliennes des parasites de l’arachide (aflatoxine d’Aspergillus flavus), du riz (lutéoskyrine de pénicillium islandicum) , des patates douces (Fusarium japonicum)
    • Lathyrisme par ingestion de gesses : légumineuses fourragères peut-être moisies
    • Maladie de Mac Leod par ingestion de graine d’oeillette du Mexique mélangées avec des graines de moutarde
    • Végétaux susceptible d’élaborer de l’acide cyanhydrique : manioc cru, haricot de Java, pois de Madagascar, de Lima, du Cap, feuilles du laurier-cerise, noyaux de certains fruits
    • Végétaux à action hypoglycémiante : fruit d’un euphorge (ackee)
    • Intoxication à la pyrrolizine présente dans le sénécio et le crotalaria
    • Autres : ivraie, latex du manenillier, ricin, coton, ignames, datura
  • Intoxications par contamination chimique des aliments :
    • Fongicides utilisés pour la conservation des sémences (organomercuriels, dérivés chlorés du benzène)
    • Sels de mercure contaminant poissons et crustacés
    • Triorthocrésyl-phosphate des huiles de vidange frauduleusement utilisées pour les conserves de sardines

5.3.2.4 Autres intoxications

  • Intoxications aux produits phytosanitaires par absorption accidentelle (respiratoire, cutanée ou digestive)
  • Intoxications domestiques (gaz, pétrole...)

5.3.3. AUTRES PATHOLOGIES

  • Maladies sexuellement transmissibles
  • Alcoolisation, toxicomanie
  • Maladie des transports : mal de mer, mal de l’air, baro-traumatisme, thrombo-phlébite
  • Aggravation ou apparition des allergies aux poussières et produits locaux
  • Décompensation d’une pathologie pré-existante

6. SURVEILLANCE MEDICALE

6.1. REGLEMENTAIRE

6.1.1. VISITE MEDICALE

  • Celle du métier exercé

6.1.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Ceux du métier exercé

6.1.3. VACCINATIONS

  • Celles du métier exercé

6.2. CONSEILLEE

6.2.1. VISITE MEDICALE

Elle est indispensable pour s'assurer de l'absence de contre-indications médicales aux voyages et au séjour.

  • Avant le départ :
    • Vérifier l'état vaccinal
    • S'assurer de l'absence de contre-indication au transport aérien : bilan ORL , bilan cardio-vasculaire et phlébologique
    • Contrôler l'état général pour éviter une décompensation médicale sur place, bilan dentaire conseillé
    • Conseiller une prophylaxie antipaludéenne si nécessaire
    • Rappeler la nécessité d'avoir une prescription des traitements nécessaires pour la durée du séjour
  • Au retour :
    • Evaluer le retentissement du séjour sur la santé (bilan médical et psychologique)
    • Dépister une pathologie infectieuse (bilan sanguin et parasitologie des selles)

6.2.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES : selon la clinique

  • Un bilan de santé est forterment conseillé après 50 ans avec électrocardiogramme, radio pulmonaire, épreuve d'effort, spirométrie, audiométrie, bilan biologique sanguin et urinaire, hémoccult ou coloscopie, échographie prostatique chez l'homme, mammographie chez la femme.
  • Des sérologies négatives HIV et syphilis sont demandées par certains pays.

6.2.3. VACCINATIONS

  • DTP, hépatites A et B
  • Fièvre jaune, typhoïde
  • Si un travail en dehors des villes est prévu sont envisageables : rage, méningite A et C, encéphalite à tiques, et encéphalite japonaise

6.3. SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • Selon le métier

7. ACTIONS PREVENTIVES

7.1. PROTECTION TECHNIQUE COLLECTIVE

7.1.1. AVANT LE DEPART

  • Il serait souhaitable que l'entreprise prévoit systématiqument pour ses salariés appelés à se déplacer :
    • du temps pour leur permettre la mise à jour des vaccinations
    • des conditions de transport et de logement confortables
    • de la documentation sur le pays d'accueil
    • une assurance soins et rapatriement
  • Par ailleurs devraient être définies :
    • les modalités et le montant du versement du salaire et des primes éventuelles (en France, dans le pays d'accueil)
    • les modalités de prise en charge des déplacements, du logement
    • les conditions du retour
  • Un certificat d'aptitude à l'expatriation peut être prévu.
  • Bien entendu le dossier technique professionnel doit être prêt suffisemment tôt pour être maitrisé avant le départ.

7.1.2. PENDANT LE VOYAGE ET LE SEJOUR

  • Maintien des relations professionnelles et/ou amicales pour lutter contre les troubles éventuels du déracinement

7.1.3. AU RETOUR

  • Au moment du retour, prévoir :
    • Un temps de réadaptation suffisant entre deux missions
    • Un contrôle médical
    • Un suivi de la réadaptation à la métropole

7.2. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Sur les risques sanitaires dans le pays d'accueil
  • En cas de déplacement, se renseigner sur la réglementation de la conduite automobile, les zones à risque

7.3. PROTECTION INDIVIDUELLE

7.3.1. AVANT LE DEPART

  • Débuter la prophylaxie antipaludéeenne adaptée aux zones de résistance
  • Préparer sa trousse à pharmacie : pansements antiseptiques locaux, désinfectants pour l'eau, médicaments anti " tourista " produits répulsifs anti-moustiques, moustiquaire...
  • Emporter un résumé de son dossier médical et ses médicaments en quantité suffisante
  • Prévoir une ordonnance pour le renouvellement en cas de perte ou de vol
  • Prévoir des crèmes de protection (soleil, froid, intempéries)

7.3.2. LE VOYAGE EN AVION

  • Négocier une place au centre de gravité de l'avion
  • Adapter sa tenue vestimentaire au pays d'accueil (avec en bagage à main un vêtement chaud complémentaire si nécessaire)
  • Privilégier les vêtements amples et les chaussures larges
  • A bord, prendre une alimentation légère, éviter l'alcool, boire beaucoup de liquide
  • Faire de la marche ou des mouvements des pieds et des jambes pour favoriser la circulation veineuse
  • Dormir en cas de voyage de nuit
  • A l'arrivée, se synchroniser sur l'heure locale et prévoir une longue nuit de repos la première nuit

7.3.3. PENDANT LE SEJOUR

  • S'immatriculer auprès du consulat de France territorialement compétent
  • Protéger sa peau contre le soleil, le froid et les intémpéries : crème, lunettes, chapeau
  • Eviter de sortir la nuit et se protéger contre les piqûres : produits répulsifs, vêtements clairs fermés aux poignets et aux chevilles
  • Changer de linge quotidiennement en privilégiant le coton ou le lin dans les pays chauds, le coton , la soie, la laine dans les pays froids
  • Dans les pays chauds, porter des chaussures légères mais fermées pour éviter les blessures des pieds, les secouer avant de les mettre ; dans les pays froids, porter des chaussures ou des bottes fourrées, des gants fourrés éventuellement doublés de soie
  • Eviter les bains dans les eaux non contrôlées
  • Se laver les dents avec de l'eau filtrée et désinfectée par ébulition ou comprimé
  • Se laver les mains avant et après le repas et après passage aux toilettes
  • Manger des aliments bien cuits et servis chauds, limiter l'apport calorique dans les pays chauds, penser à la vitamine C dans les pays froids
  • Couvrir les plats pour éviter les mouches
  • Ne pas consommer des fruits ou de légumes crus ou les peler soi-même
  • Ne boire que de l'eau décapsulée devant vous, éviter les glacons, les glaces artisanales
  • Surveiller l'état du linge et de la literie, ouvrir le lit avant d'y entrer
  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée de produits antimoustiques
  • Privilégier les déplacements avec un chauffeur
  • Préservatifs systèmatiques en cas de relations sexuelles locales

7.3.4. AU RETOUR

  • Laver soigneusement son linge
  • Faire faire un bilan médical
  • Terminer sa prophylaxie antipaludéenne

8. REGLEMENTATION

8.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

8.2. RECOMMANDATIONS - NORMES - ETIQUETAGE - SIGNALISATION

  • Précautions universelles d'hygiène
  • Procédure HACCP de la restauration

9. BIBLIOGRAPHIE

  • Santé des voyageurs et recommandations sanitaires 2006 (BEH n°23-24 (13 juin 2006))
  • A votre santé. Quelle prévention pour les expatriés ? Henner Santé Prévention. Mars 2003
  • La santé en voyage à l'étranger. GSK
  • Fichier FAST. Fiche 18-10-02. OPPBTP
  • Médecine tropicale. Marc Gentilini, Bernard Duflo. Flammarion

10. ADRESSES UTILES

AUTEURS : Pierrette Trilhe (médecin du travail) (CMIE) (75)
DATE DE CREATION : Juillet 2005
DERNIERE MISE A JOUR : Septembre 2006

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