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Fibres céramiques réfractaires [SMR]

FICHE DE RISQUE BOSSONS FUTE N°34

1. INTRODUCTION

  • La définition des Fibres Céramiques Réfractaires est contenue dans la Directive européenne 97 69 CE du 5 décembre 1997, publiée au JOUE L-343 du 13 décembre 1997. Elle a été transposée en droit français par l'arrêté du 28 août 1998.
  • Ce sont des "Fibres (de silicates) vitreuses artificielles à orientation aléatoire et dont le pourcentage pondéral dioxydes alcalins et dioxydes alcalino-terreux ([Na20] + [K20] + [Ca0] + [MgO] + [Ba0]) est inférieur à 18%".
  • Les fibres céramiques réfractaires sont des fibres de silicates d'aluminium commercialisées depuis les années 1950 et conçues pour des applications dépassant les 1000°C. Elles appartiennent à la famille des fibres inorganiques synthétiques et sont classées dans la catégorie des fibres minérales artificielles.
  • Elles sont obtenues à partir de constituants fondus entre 1 500 et 2 100°C puis la masse vitreuse fondue est transformée en fibres par un procédé rotatif ou par soufflage d'air. Les fibres sont ensuite collectées pour former un matelas. Ce matelas est soit conditionné, soit lubrifié et cousu pour former une nappe. La nappe ensuite chauffée en étuve pour éliminer toute trace de lubrifiants puis coupée et conditionnée en fonction de l'application. Ces matériaux sont utilisés tels quels ou sous d'autres formes : modules, feutres, papiers, panneaux, pièces préformées, mortiers, colles, bétons, textiles (tresses, tissus, bourrelets...).

2. PROFESSIONS EXPOSEES

  • Professions de la fabrication de FCR :
    • Production de FCR en vrac ou en nappes.
    • Tous les postes de travail de les lignes de fabrication, depuis les opérations de fabrication de FCR : mélange des matières premières jusqu'au conditionnement des FCR en fin de ligne, sauf le personnel d'encadrement.
  • Professions de la fabrication de pièces en FCR :
    • Fabrication en milieu humide de pièces moulées sous vide, de panneaux, de feutre et de papier, y compris les opérations de mélange de FCR dans des mastics, des produits chimiques et des produits à mouler.
    • Mélange à sec des matières premières.
    • Pesage, préparation et mélange des matières premières destinées à la fabrication.
    • Manipulation de pièces humides.
  • Professions de la finition des fabrications de pièces en FCR :
    • Découpage et usinage de matériaux en FCR après fabrication à l'aide d'outils manuels (y compris les outils portatifs) et/ou de machines-outils.
    • Emboutissage, estampage de nappes FCR, de papier sauf les opérations de ce type effectuées dans le secteur de l'automobile. Sciage, rainurage, ébarbage, ponçage de pièces et de matériaux en FCR, nappes, plaques, panneaux.
    • Reconditionnement de matériaux et pièces en FCR.
    • Découpage et ébarbage de pièces en FCR destinés à divers appareils.
    • Fraisage, détourage de panneaux en FCR ou d'autres pièces moulées sous vide.
    • Sont inclus dans cette catégorie les salariés exposés indirectement aux FCR (n'utilisant pas de FCR) lors de travaux de finition, sauf s'ils exercent une fonction de surveillance ou d'encadrement.
  • Professions de l'assemblage des FCR :
    • Opérations d'assemblage de matériaux FCR avec d'autres matériaux (autres ou FCR), excepté l'assemblage de pièces pour l'automobile.
    • Cette catégorie inclut l'assemblage en usine de composants de fours industriels lorsque les travaux sont réalisés à l'extérieur du four dans une zone où il est possible de mettre en place des dispositifs de captage.
    • Assemblage d'appareils électroménagers, remplacement de garnitures FCR dans des appareils, découpe de matériaux FCR pour fabrication de pièces, assemblage de silencieux, ébarbage de pièces et assemblage, stratification de papier FCR...
  • Professions installant des FCR :
    • Construction ou fabrication de fours ou chaudières industrielles, équipements pour raffineries, industries chimiques, industries de la céramique, fonderies, générateurs électriques, incinérateurs sur sites d'utilisation et construction de fours ou d'éléments de fours en usine sans utilisation de protections collectives. Cette catégorie ne concerne pas la construction de petits éléments de four quand les travaux sont réalisés dans une zone où existent des protections collectives.
    • Découpage, ébavurage sur site des éléments à assembler, enrobage de moule avec des FCR (fonderie), découpage et mise en place de nappes FCR, pulvérisation de matériaux FCR...
  • Professions de la déconstruction et d'enlèvement d'installations ou de matériaux contenant des FCR :
    • Enlèvement de matériaux FCR de fours usagés. Remplacement des matériaux FCR de fours en service.
    • Déshabillage de moules et opérations de décochage. Nettoyage et élimination des FCR lors d'opérations d'enlèvement.
  • Professions d'opérations auxiliaires exposées indirectement :
    • Il s'agit des opérations réalisées par des salariés exposés indirectement aux FCR durant leur poste de travail, y compris le personnel d'encadrement, et dont l'exposition n'est pas a priori comparable à cette des salariés exposés directement aux FCR.
    • Cette catégorie inclut des tâches ou métiers au cours desquels des FCR peuvent être manipulées mais avec une très faible exposition : manipulation de matériaux ou pièces en FCR emballées, magasinier, caristes, confection de cartons d'emballage pour FCR en fin de ligne de production, contrôle qualité, sortie du four et emballage d'objets moulés en FCR sans opérations de finition, manutention de moules entourés de FCR lors de chargement de camions et opérations de stockage.
  • Autres professions exposées :
    • Toutes les autres professions réalisant des opérations de production de papier FCR, de textiles, d'équipements pour l'industrie automobile ou dans d'autres secteurs industriels.
    • Toutes les opérations non définies dans les catégories ci-dessus : conducteur de machine à carder, à tisser, utilisation de FCR lors d'opérations de soudage, de coulée de métal en fonderie...

3. DESCRIPTION - EVALUATION DU RISQUE

  • Le risque principal des FCR provient de leurs caractéristiques qui jouent un rôle dans les mécanismes toxiques : dimension des fibres, composition chimique, propriétés de surface et capacité à persister en milieu pulmonaire.
  • Pour produire un effet pathogène, les fibres doivent pénétrer dans le poumon profond. Chez l'homme, seules les fibres de diamètre inférieur à 3 microns atteignent cette zone.
  • Les fibres céramiques réfractaires ont été l'objet d'une évaluation toxicologique dans le cadre d'une expertise collective conduite par l'INSERM ( Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) en 1998 et par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) en 2002, dont les principales conclusions sont dans le paragraphe 5 - Risques pour la santé.
  • En exploitation lors de chauffes et de refroidissements successifs, les FCR peuvent se transformer en cristobalites : silices cristallines classées cancérogènes par le CIRC qui peuvent induire des fibroses pulmonaires (silicoses).

3.1. NATURE DES TRAVAUX

  • 20 000 personnes seraient exposées aux FCR en France dans des activités de :
    • Isolation thermique de fours industriels, de hauts fourneaux, de moules de fonderie, de tuyauteries, de câbles...
    • Fabrication de joints, de pièces automobiles et aéronautiques et de protection incendie.
  • Les fibres céramiques réfractaires sortent des usines de fabrication soit en vrac, soit sous forme de nappes.
  • Les nappes peuvent servir de revêtements isolants pour des parois de fours, de réacteurs, de cogénérateurs. Dans ce cas, elles peuvent être mises en oeuvre directement, sans transformation particulière. Elles sont en général livrées en rouleaux, découpées aux ciseaux ou à l'aide d'outils de type cutter, puis positionnées manuellement, tassées, et éventuellement maintenues en place par des picots ou des agrafes.
  • Les fibres en vrac sont utilisées pour la fabrication de pièces moulées (modules, coquilles), de panneaux, de cartons, de feuilles ou de mastics. Ces fabrications se font en général en milieu humide, les fibres sont incorporées aux autres composants dans des appareils type mélangeurs ou pulpeurs, puis mises en forme par laminage, ou compression dans des moules. Les opérateurs peuvent être exposés aux fibres lors du chargement des appareils, de la manipulation des sacs de fibres, y compris des sacs vides, et lors du nettoyage des appareils. Une fois secs, les panneaux, les feuilles ou les pièces peuvent être découpés, ébavurés et manutentionnés, ce qui peut aussi exposer aux fibres les ouvriers concernés.
  • À signaler que certains pré-mélanges peuvent être réalisés à sec, comme dans le cas de la fabrication des matériaux de friction qui peut faire appel à des fibres céramiques incorporées dans des résines avec d'autres charges complexes.
  • Les fibres en vrac sont aussi utilisées pour la fabrication de fils et de tissus. Dans ce cas, elles sont cardées, puis tressées et bobinées. Les fils obtenus peuvent ensuite être repris pour la fabrication de bourrelets, ou tissés, pour la fabrication des tissus qui seront mis en oeuvre ultérieurement.
  • L'exposition des opérateurs est possible à tous les stades de ces fabrications.
  • Les pièces ou les matériaux issus de ces premières transformations des fibres, comme les panneaux, les feuilles, les cordonnets, les tresses, sont ensuite usinés. Ces phases d'usinage comprennent diverses opérations libérant des fibres (par exemple le sciage, la découpe, le fraisage, le rainurage, le perçage).
  • Dans tous les cas, ces travaux peuvent exposer aux fibres. Ils produisent aussi des déchets, dont la manipulation et le transport sont des sources d'exposition potentielle aux fibres céramiques.

3.2. MESURE DE L'EXPOSITION

  • L'exposition aux FCR a été estimée à partir de deux sources :
    • une analyse des résultats de mesures archivés dans la base de données COL- CHIC depuis 1990
    • une campagne spécifique de mesures d'exposition aux FCR organisée durant la période 2000-2001.
  • La valeur limite moyenne d'exposition pondérée sur 8 heures est de 0,6 fibres/cm3.
  • L'employeur doit établir une liste actualisée des travailleurs exposés et pour chaque salarié une fiche individuelle d'exposition.

4. RISQUES POUVANT ETRE ASSOCIES

  • Exposition concomitante à l'amiante

5. RISQUES POUR LA SANTE

5.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Non spécifiques

5.2. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Néant

5.3. AUTRES RISQUES

  • Les dimensions des fibres, leur composition chimique, leurs propriétés de surface et leur capacité à persister en milieu pulmonaire jouent un rôle dans les mécanismes toxiques. Pour produire un effet pathogène, les fibres doivent pénétrer dans le poumon profond. Chez l'homme, seules les fibres de diamètre inférieur à 3 microns atteignent cette zone. Les fibres céramiques réfractaires font l'objet d'une évaluation toxicologique dans le cadre d'une expertise collective conduite par l'INSERM en 1998 et par le CIRC (1) en 2002 [3, 4], dont les principales conclusions sont les suivantes :
    • Dermatoses : Des dermites irritatives ont été observées même à de faibles concentrations de fibres dans l'atmosphère (0,2 fibre cm3).
    • Pathologies respiratoires non malignes : Un risque de survenue de plaques pleurales et d'altération de la fonction respiratoire (obstruction des voies aériennes chez les fumeurs) a été rapporté. Les études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence l'existence de fibroses pulmonaires, mais les expositions cumulées aux fibres étaient très faibles. En expérimentation animale, les fibres céramiques réfractaires ont montré un potentiel fibrosant.
    • Cancers : Chez l'homme, l'existence d'un risque accru de cancers n'est pas évaluable actuellement, les études épidémiologiques étant en cours. L'expérimentation animale a mis en évidence un pouvoir cancérogène (mésothéhomes, cancers broncho-pulmonaires,...) des fibres céramiques réfractaires.

6. SURVEILLANCE MEDICALE

6.1. REGLEMENTAIRE

Les salariés exposés à des agents cancérogènes sont soumis à une surveillance médicale renforcée.

6.1.1. VISITE MEDICALE

  • Examen préalable par le médecin du travail (fiche d'aptitude), renouvelé au moins une fois par an
  • Examen médical pour le personnel exposé, à l'appréciation du médecin du travail, en cas de maladie ou anomalie susceptible de résulter de l'exposition aux FCR

6.1.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Selon la clinique

6.1.3. VACCINATIONS

  • Néant

6.2. CONSEILLEE

6.2.1. VISITE MEDICALE

  • Examen clinique standard avec recherche d'une dermite et de troubles respiratoires
  • Recherche de l'absence de contre-indication au port de protection respiratoire si nécessaire

6.2.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Radiographie pulmonaire
  • Epreuves fonctionnelles respiratoires

6.2.3. VACCINATIONS

  • DTPolio tous les dix ans

6.3. SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • Une attestation d'exposition aux agents cancérogènes est remplie par l'employeur et le médecin du travail et remise au travailleur à son départ de l'établissement.

6.4. DOSSIER MEDICAL

Pour l'exposition à des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction :

  • Contenu du dossier médical :
    • dates et résultats des examens médicaux complémentaires pratiqués
    • double de la fiche individuelle d'exposition établie par l'employeur, transmise au médecin du travail
  • Conservation du dossier médical pendant au moins 50 ans après la fin de la période d'exposition

7. RISQUES POUR L'ENVIRONNEMENT

7.1. POLLUTIONS

  • Néant en cas de la mise en oeuvre des mesures de prévention : collecte des déchets dans des sacs spéciaux et envoi dans un centre de traitement des déchets industriels spéciaux.

7.2. ACCIDENT, INCENDIE, EXPLOSION, BIOTERRORISME

  • Néant

7.3. AUTRES RISQUES

  • Néant

8. ACTIONS PREVENTIVES

8.1. PREVENTION TECHNIQUE COLLECTIVE

  • Il convient de rechercher le niveau d'exposition le plus bas possible. Les situations les plus émissives doivent faire l'objet de mesures particulières.
  • Proscrire chaque fois que cela est techniquement possible l'utilisation de fibres en vrac.
  • Proscrire tout travail de flocage mettant en jeu des FCR.
  • Proscrire les découpes avec des outils tournant à vitesse rapide.
  • Limitation des quantités sur le lieu de travail.
  • Limitation du nombre de travailleurs exposés ou susceptibles de l'être.
  • Mise au point de processus de travail et de mesures techniques permettant d'éviter ou de minimiser le dégagement de FCR.
  • Evacuation des FCR, notamment au moyen de captage au plus près de leur source d'émission.
  • Utilisation de méthodes appropriées de mesure, en particulier pour la détection précoce des expositions anormales résultant d'un événement imprévisible ou d'un accident.
  • Application de procédures et de méthodes de travail appropriées.
  • Mesures de protection collectives ou, lorsque l'exposition ne peut être évitée par d'autres moyens, mesures de protection individuelles.
  • Délimitation des zones à risque et utilisation de signaux adéquats d'avertissement et de sécurité dans les zones ou les travailleurs sont exposés ou susceptibles d'être exposés à des FCR.
  • Mise en place de dispositifs pour les cas d'urgence susceptibles d'entraîner des expositions anormalement élevées, en particulier lors d'éventuelles ruptures du confinement des systèmes clos.
  • Utilisation de moyens permettant le stockage, la manipulation et le transport sans risque des FCR notamment par l'emploi de récipients hermétiques étiquetés de manière claire, nette et visible.
  • Collecte, stockage et évacuation sûrs des déchets.
  • Interdiction de manger et de boire et de fumer dans les zones de travail concernées.
  • Gestion des vêtements de travail.
  • Mesures d'hygiène, notamment de nettoyage régulier des sols, murs et autres surfaces.
  • Respect des valeurs limites à vérifier par contrôle technique au moins une fois par an.
  • Gestion des incidents et accidents susceptibles d'entraîner une exposition anormale.
  • Gestion des activités d'entretien.
  • Accès restreint des zones où se déroulent les activités.
  • La ventilation locale par aspiration à la source doit être retenue en priorité. La ventilation générale ne peut être envisagée en tant que technique principale d'assainissement de l'air que si le recours à une ventilation locale est techniquement impossible.
  • La ventilation locale par aspiration à la source doit répondre à 9 principes simples :
    • envelopper au maximum la zone de production des polluants
    • capter au plus près de la zone d'émission
    • placer le dispositif de manière que l'opérateur ne soit pas entre celui-ci et la source de pollution;
    • utiliser les mouvements naturels des polluants
    • induire une vitesse d'air suffisante
    • répartir uniformément les vitesses d'air au niveau de la zone de captage;
    • compenser les sorties d'air par des entrées d'air correspondantes
    • éviter les courants d'air et les sensations d'inconfort thermiques
    • rejeter l'air pollué en dehors des zones d'entrée d'air neuf.
  • Une attention particulière doit être portée à la gestion des sacs vides humidification de l'intérieur des sacs pour éviter au maximum la dispersion des fibres, utilisation d'une aspiration pour le pliage.
  • Chaque fois que cela est possible, il convient d'utiliser des pièces prédécoupées, ce qui évite des découpes in situ dans des conditions parfois difficiles.

8.2. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Il s'agit de donner aux salariés travaillant au contact des FCR une représentation la plus juste possible des risques qu'ils encourent :
    • Formation à la mise en oeuvre des moyens de prévention collective ;
    • Formation à l'utilisation (port, retrait et entretien) des équipements de protection individuelle (EPI) mis à leur disposition.
  • Le contenu doit être modulaire et s'adapter au public et aux conditions particulières de l'entreprise.
  • Vérification des dispositions par les membres du CHSCT ou, à défaut, par les délégués du personnel.
  • Information des membres du CHSCT, ou à défaut des délégués du personnel, ainsi que du médecin du travail, des expositions anormales.

8.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • Protection respiratoire :
    • Il convient d'utiliser des protections respiratoires lorsque la mise en oeuvre des protections collectives décrites précédemment n'est pas possible.
    • Dans ce cas et en raison du danger des FCR, la classe de filtration sera toujours P3. Le wpe de protection dépend ensuite de l'importance des émissions de fibres, du temps estimé du port de l'équipement et des conditions de travail (effort physique important. travail à la chaleur, etc...).
    • Pour des émissions de fibres plus importantes et ou exigeant un effort physique important, le recours à un masque complet à adduction d'air s'avère indispensable.
    • Dans tous les cas, les salariés doivent être formés à l'utilisation des appareils de protection respiratoire. Les masques usagés et les filtres seront considérés comme des déchets de FCR et traités comme tels.
  • Vêtements de protection :
    • Afin d'éviter la dissémination des fibres, le port d'une combinaison de protection à capuche est recommandé. Le choix doit se porter sur des vêtements jetables, étanches aux poussières.
    • Après usage ils doivent être considérés comme des déchets de FCR et traités comme tels.
  • Gants :
    • Compte tenu des risques de dermatoses et de dispersion des fibres, le port des gants est recommandé.
    • Un compromis doit être trouvé entre l'étanchéité des gants et les autres wpes de protection recherchée (coupure, résistance aux agents chimiques, etc...).
  • Lunettes :
    • Lorsqu'un demi-masque est utilisé pour la protection respiratoire, le port de lunettes équipées de protections latérales est recommandé.

9. REGLEMENTATION

9.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • Code du travail :
    • Article D4152-10 du Code du Travail : Les femmes enceintes et les femmes allaitantes ne peuvent être affectées ou maintenues à des postes de travail les exposant à des agents avérés toxiques pour la reproduction.
    • Article R4412-60 du Code du Travail : Définition des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction
    • Article R4412-61 du Code du Travail : Evaluation du risque
    • Article R4412-66 du Code du Travail : Remplacement si possible par une substance, une préparation ou un procédé moins dangereux
    • Article R4412-68 à R4412-71 du Code du Travail : Travail en vase clos, limitation du nombre de travailleurs exposés, protections individuelles
    • Article R4412-80 et R4412-81 du Code du Travail : Mise à disposition des résultats des contrôles
    • Article R4412-83 du Code du Travail : Incidents et accidents
    • Article R4412-75 du Code du Travail : Activités d'entretien
    • Article R4412-74 du Code du Travail : Interdiction d'accès aux autres travailleurs aux zones exposées
    • Article R4412-72 et R4412-73 du Code du Travail : Entretien des équipements de protection individuels
    • Article R4412-87 à R4412-90 du Code du Travail : Formation à la sécurité, information sur les risques pour la santé
    • Article R4412-40 et R4412-41 du Code du Travail : Liste des travailleurs exposés, fiche individuelle d'exposition
  • Autres textes :
    • Circulaire DRT n°12 du 24 mai 2006 relative aux règles générales de prévention du risque chimique et aux règles particulières à prendre contre les risques d'exposition aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (fichier pdf)
    • Arrêté du 4 août 2005 modifiant l'arrêté du 20 avril 1994 relatif à la déclaration, la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances et transposant la directive 2004/73/CE de la Commission du 29 avril 2004 portant vingt-neuvième adaptation au progrès technique de la directive 67/548/CEE modifiée
    • Décret n° 2004-725 du 22 juillet 2004 relatif aux substances et préparations chimiques et modifiant le code du travail et le code de la santé publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat).
    • Décret n°2001-97 du 1er février 2001 établissant les règles particulières de prévention des risques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction et modifiant le code du travail (deuxième partie : décrets du Conseil d'Etat).
    • Arrêté du 28 août 1998 modifiant l'arrêté du 20 avril 1994 relatif à la déclaration, la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances et portant transposition de la directive (CE) 97/69 de la Commission du 5 décembre 1997 portant vingt-troisième adaptation au progrès technique de la directive (CEE) 67/548 modifiée
    • Arrêté du 28 février 1995 pris en application de l'article D. 461-25 du code de la Sécurité sociale fixant le modèle type d'attestation d'exposition et les modalités d'examen dans le cadre du suivi post-professionnel des salariés ayant été exposés à des agents ou procédés cancérogènes. Annexe II (Modalités d'examen dans le cadre du suivi post-professionnel).
    • Arrêté du 19 mars 1993 fixant, en application de l'article R.237-8 du Code du travail, la liste des travaux dangereux pour lesquels il est établi par écrit un plan de prévention
    • Décret n°92-1261 du 3 décembre 1992 relatif à la prévention du risque chimique et modifiant la section V du chapitre Ier du titre III du livre II du Code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat)

9.2. RECOMMANDATIONS - NORMES - ETIQUETAGE - SIGNALISATION

9.2.1. RECOMMANDATIONS DE LA CNAMTS

  • R 409 Evaluation du risque chimique (2004)

9.2.2. NORMES (AFNOR)

  • XP X43-269. Qualité de l'air - Air des lieux de travail - Détermination de la concentration en nombre de fibres par microscopie optique en contraste de phase - Méthode du filtre à membrane. Mars 2002.

9.2.3. ETIQUETAGE

Etiquetage des fibres céramiques réfractaires et des préparations en contenant plus de 0,1% en poids :

  • Toxique (T)
  • Phrases de risque : R45 (Peut causer le cancer par inhalation), R38 (Irritant pour la peau)

10. BIBLIOGRAPHIE

AUTEURS : Gérard Gaches (préventeur) (Quorus) (35)
DATE DE CREATION : Juin 2007
DERNIERE MISE A JOUR : Juin 2007

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