Fiches de dangers

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- Consulter le guide d'évaluation de la pénibilité des métiers de l'agriculture édité par le Ministère sur http://agriculture.gouv.fr/evaluation-de-la-penibilite-au-travail-de-metiers-de-lagriculture-suivez-le-guide

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L'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 crée le compte personnel d'activité (CPA) au profit des agents publics des 3 fonctions publiques et leur donnent de nouvelles garanties en matière de sécurité et de santé au travail (voir la fiche FPT)

Le décret n° 2016-1908 du 27 décembre 2016 sur la modernisation de la médecine du travail a été publié au JO du 29 décembre 2016. Il est applicable à compter du 1er janvier 2017. Un résumé du décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016 sur le suivi des salariés est sur le site dans l'espace fiche des métiers. Il remplace les informations du point 8.1 des fiches qui est devenu obsolète

Le décret n° 2016-1074 du 3 août 2016 relatif à la protection des travailleurs contre les risques dus aux sur les champs électromagnétiques est entré en application le 1er janvier 2017

Les fiches concernant la pénibilité sont sur le site

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Tabagisme [SMR]

FICHE DE RISQUE BOSSONS FUTE N°23

1. INTRODUCTION

  • Le tabagisme est l'intoxication par les fumées de tabac. On distingue le tabagisme passif et le tabagisme actif. Le tabagisme passif est le fait d'inhaler, de manière involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs;
  • On distingue trois courants :
    • Courant principal = courant inhalé par le fumeur
    • Courant secondaire = courant rejeté par la combustion de la cigarette
    • Courant tertiaire = fumée rejetée par le fumeur.
  • La composition de ces trois courants n'est pas identique. Les courants secondaires et tertiaires sont plus concentrés.

2. PROFESSIONS CONCERNEES

  • Toutes les professions sont exposées, le tabagisme actif étant présent dans 30% de la population des salariés.
  • Certaines professions sont particulièrement exposées au tabagisme passif : il s'agit des métiers de la restauration (bars, service en salle), du personnel des boîtes de nuit...
  • Le tabagisme passif devrait être supprimé avec l'application du décret du 15 novembre 2006 visant à l'interdiction de fumer dans les entreprises. Il est souhaitable que ce texte puisse également permettre la diminution du tabagisme dans les familles.

3. DESCRIPTION - EVALUATION DU RISQUE

3.1. LE TABAC

3.1.1. Composition

  • Il contient de très nombreuses substances chimiques dont certaines sont cancérogènes. En outre plus de 600 additifs chimiques sont ajoutés au tabac pour en réduire l'âpreté : cacao qui favorise la pénétration bronchique grâce à la théobromine, réglisse, miel, matières grasse, glycérol pour ses propriétés humectante, propylène glycol...
  • On estime à 1 gramme de tabac le contenu d'une cigarette avec 6 à 12 mg de nicotine disponible et 1 à 3 mg absorbé par cigarette. Le pic de nicotine d'environ 12 ng/ml est obtenu en 5 minutes. La demi-vie de la nicotine est de 2 heures.
  • Le tabac à rouler contient 4 à 5 fois plus de nicotine que le tabac à cigarettes. Les cigarettes light sont plus poreuses. Elles donnent une fumée plus aérée mais elles contiennent les mêmes produits.

3.1.2. Les fumées de tabac

  • Acidité - alcalinité :
    • Les fumées de cigarettes sont acides. C'est pourquoi il faut des inhalations profondes pour mettre la nicotine en contact avec le sang alvéolaire. Le passage sanguin est alors rapide : c'est le shoot qui est d'autant plus addictif qu'il est court et puissant.
    • Les fumées de pipes ou de cigares sont alcalines. La pénétration de la nicotine dans le sang se fait par la vascularisation de la bouche de façon beaucoup plus lente.
  • Combustion :
    • La combustion de la cigarette se fait à plus de 600 degrés et provoque des micro-brûlures de la bouche par des aérosols micronisés dont la taille est inférieure à la taille détectable par les cellules sensitives ce qui explique l'absence de douleur ressentie. La fumée arrive à 200 degrés dans les alvéoles pulmonaires.
    • La combustion du tabac engendre plus de 5000 produits de pyrolyse toxiques.
  • Composition de la fumée de cigarettes :
    La fumée de cigarettes est un aérosol qui contient plus de 40 000 substances dont plus de 60 cancérogènes.
    • Nicotine : elle a une double action comme l'acétylcholine
      • A faible dose une action parasympathicomimétique c'est à dire, schématiquement relaxante, avec décontraction musculaire et facilitation de la digestion et du transit (effet bien connu de la cigarette de la fin du repas).
      • Par contre à forte dose elle a une action sympathicomémétique c'est à dire, que schématiquement l'organisme réagit comme en situation de stress : augmentation de la vigilance, vasoconstriction, augmentation du pouls et de la tension, de la glycémie, du cortisol, des acides gras...
    • Gaz toxiques : CO, NOx, acide cyanhydrique, ammoniac
    • Monoxyde de carbone : il se fixe 20 fois mieux sur l'hémoglobine que l'oxygène et entraîne donc une anoxie des muscles
    • Métaux lourds : cadmium, mercure, plomb, chrome
    • Produits cancérogènes : benzène, formaldéhyde
    • Goudrons
    • Produits irritants : acroléine (combustion du glycérol) agent ciliostatique

3.1.3. La dépendance tabagique

  • La dépendance selon le DSM IV (1994) :
    La dépendance est un mode d'utilisation inapproprié d'une substance, entraînant une détresse ou un dysfonctionnement cliniquement significatif, comme en témoignent trois (ou plus) des manifestations suivantes, survenant à n'importe quel moment sur la même période de 12 mois :
    • Tolérance, définie par l'une des manifestations suivantes : besoin de quantités nettement majorées de la substance pour obtenir une intoxication ou l'effet désiré ; effet nettement diminué en cas d'usage continu de la même quantité de substance
    • Sevrage, comme en témoigne l'une ou l'autre des manifestations suivantes : syndrome de sevrage caractéristique de la substance ; la même substance (ou une substance apparentée) est prise dans le but de soulager ou d'éviter les symptômes de sevrage
    • Substance souvent prise en quantité supérieure et sur un laps de temps plus long que ce que la personne avait envisagé
    • Désir persistant ou efforts infructueux pour réduire ou contrôler l'utilisation de la substance
    • Temps considérable passé à faire le nécessaire pour se procurer la substance, la consommer ou récupérer de ses effets ; d'importantes activités sociales, occupationnelles ou de loisirs sont abandonnées ou réduites en raison de l'utilisation de la substance
    • Poursuite de l'utilisation de la substance malgré la connaissance de l'existence d'un problème physique ou psychologique persistant ou récurrent déterminé ou exacerbé par la substance
    Préciser :
    • Avec dépendance physique : signe de tolérance ou de sevrage (item 1 ou 2 présent)
    • Sans dépendance physique : pas de signes de tolérance ou de sevrage (items 1 et 2 absents)
  • La dépendance concerne 50% des fumeurs et un consommateur sur 2 mourra d'une complication due au tabac.
    • La dépendance comportementale dépend de la pression sociale et conviviale. Elle est particulièrement sensible chez les jeunes pour lesquels il s'agit de satisfaire sa curiosité, d'imiter un modèle, d'entrée dans un groupe, de s'affirmer, de transgresser un interdit.
    • La dépendance psychique est liée aux propriétés psychoactives de la nicotine. Elle apparaît très rapidement dès que la consommation atteint 5 à 6 cigarettes. Elle est liée aux plaisirs associés à la cigarette : retour au plaisir oral primitif, temps de pause au travail, relations sociales favorisées.
    • La dépendance physique, Elle peut être mesurée par le test de Fagenström. Elle survient chez 25 à 30% des fumeurs. Elle est initialement liée au plaisir provoqué par le shoot nicotinique (sensation de bien-être, amélioration du tonus), puis elle est perdure pour lutter contre le syndrome de manque. Le syndrome de manque apparaît en moins de 24 heures et s'atténue en 2 à 4 semaines. Il se traduit par :
      • toux, oppression thoracique
      • fatigue, diminution des réflexes, difficultés de concentration, anxiété, dépression
      • nervosité, troubles du sommeil, irritabilité, colère, agitation
      • augmentation de l'appétit, prise de poids
      • constipation

3.2. LES RISQUES

3.2.1. Epidémiologie

  • Le tabac est responsable de 60 000 décès prématurés annuel en France. Le tabagisme moyen est de 30% en France. Les jeunes fument de plus en plus tôt. La consommation de tabac décroît avec l'âge.
  • En 50 ans (1953 - 2001) la consommation masculine est passée de 72% de fumeurs à 32% par contre la consommation féminine est passée de 17% à 21%. La décroissance de la consommation de tabac constatée chez les hommes depuis les années 1970 ne s'est pas produite chez les femmes. La consommation a globalement diminué dans les pays développés mais augmente dans les pays en voie de développement.
  • En 1999, sur 274.734 décès chez les hommes, 59.000 (21%) ont été attribués au tabac et sur 262.695 chez les femmes 7.400 (3%) ont été attribués au tabac.

3.2.2. Description des risques

Les risques du tabac augmentent plus avec la durée d'exposition qu'avec la quantité de cigarettes. Ils sont liés aux effets des cancérogènes sur les cellules, à la diminution de leur troubles circulatoires.

  • Sur le foetus :
    • Augmentation du risque de fausse couche, de grossesse extra-utérine et d'accouchement prématuré
    • Retard de développement du fœtus avec plus petit poids du bébé à la naissance
  • Chez l'adulte, les maladies liées au tabac sont les suivantes :
    • Cerveau : accident vasculaire cérébral
    • Bouche et pharynx : cancer
    • Larynx et trachée : cancer, laryngite
    • Œsophage et estomac : cancer, ulcère
    • Cœur : maladie coronarienne
    • Poumon : cancer du poumon (risque X 10 chez le fumeur), emphysème, bronchite chronique
    • Pancréas : cancer
    • Artères périphériques : artérite des membres inférieurs
    • Vessie : cancer
    • Peau et phanères : jaunissement des dents et des ongles, teint gris et terne
  • Chez l'homme :
    • Testicules : diminution de la fertilité, impuissance
  • Chez la femme :
    • Utérus et ovaires : infertilité, avortement, retard de croissance in utero, ménopause précoce, cancer du col
    • Os : ostéoporose
  • Chez le fumeur passif :
    • L'enfant : augmentation de 60% des risques d'infection des voies aériennes supérieures
    • L'adulte : risque de cancer augmenté de 25 à 30% par rapport à la population générale, aggravation des pathologies respiratoires

3.3. LES FUMEURS

  • Les fumeurs peuvent être classés selon plusieurs critères :
    • Degré de dépendance et niveau de dépendance
    • Degré de motivation à arrêter
  • Il y a 3 types de fumeurs :
    • Le fumeur heureux de l'être, non motivé par l'arrêt
    • Le fumeur dissonant (c'est un fumeur heureux...mais), hésitant à s'arrêter
    • Le fumeur gêné par le tabac et qui souhaite arrêter

3.4. RISQUES POUVANT ETRE ASSOCIES

  • Alcoolisme
  • Autre toxicomanie (haschisch, cocaïne, héroïne)
  • Troubles alimentaires : erreurs alimentaires, anorexie
  • Syndrome anxio-dépressif, troubles bipolaires avec prise médicamenteuse plus ou moins contrôlée (tranquillisants, anxiolytiques, antidépresseurs), modificateur de l'humeur

4. RISQUES POUR LA SANTE

4.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

Ils sont liés à la présence d'une source de chaleur susceptible de provoquer :

  • des brûlures cutanées chez le fumeur ou son entourage,
  • des incendies ou des explosions dans les locaux.

4.2. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Potentialisation des maladies professionnelles, notamment celle entraînant des affections pulmonaires, des pathologies digestives ou urinaires.
  • Par exemple l'exposition combinée à l'amiante (risque de cancer X 5) et au tabac (risque de cancer X 10) multiplie par 50 le risque de cancer du poumon.

4.3. AUTRES

  • Chez les fumeurs : pathologies cardio-vasculaires, pathologies broncho-pulmonaires qui génèrent un absentéisme plus important chez les fumeurs que chez les non-fumeurs qui a un coût pour l'entreprise
  • Chez les non-fumeurs : difficulté de concentration en atmosphère confinée pour les non-fumeurs avec diminution de la productivité

5. RISQUES POUR L'ENTREPRISE

Outre le coût lié à la perte d'image, le tabagisme a un coût financier pour l'entreprise en raison :

  • Des dommages matériels : incendies, encrassement des filtres, dégradation du mobilier, accélération du vieillissement de la décoration
  • De la majoration des primes afférentes à la protection incendie
  • Des aménagements des locaux fumeurs - non-fumeurs
  • De l'augmentation de l'absentéisme
  • De l'augmentation des maladies professionnelles et des majorations de primes afférentes

6. SURVEILLANCE MEDICALE

6.1. REGLEMENTAIRE

Elle n'a pas de spécificité mais les fumeurs exposés à des cancérogènes doivent être particulièrement suivis en raison de l'effet potentialisateur du tabac avec ces produits.

6.1.1. VISITE MEDICALE

  • Selon les risques professionnels

6.1.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Selon les risques professionnels

6.1.3. VACCINATIONS

  • Selon les risques professionnels

6.2. CONSEILLEE

6.2.1. VISITE MEDICALE

  • Standard mais le dépistage des fumeurs doit être systématique ainsi que l'étude de leur degré de motivation à l'arrêt et leur dépendance

6.2.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Marqueurs biologiques : CO expiré, cotidine urinaire et plasmatique

6.2.3. VACCINATIONS

  • DTPolio

6.3. SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • Selon les risques professionnels

7. ACTIONS PREVENTIVES

7.1. PROTECTION TECHNIQUE COLLECTIVE

  • Mise en application de la législation antitabac dans le règlement intérieur, en précisant en particulier l'interdiction de fumer dans l'entreprise et les obligations des salariés à ce sujet
  • Mise en place d'une signalisation dans l'entreprisel'entreprise : pictogramme interdiction de fumer, indication éventuelle des locaux à usage des fumeurs...
  • Possibilité de mise à disposition des fumeurs, après avis du CHSCT, d'un local équipé d'un dispositif d'extraction d'air par ventilation mécanique permettant un renouvellement d'air minimal de dix fois le volume de l'emplacement par heure
  • Procédure contre les incendies écrites et respectées

7.2. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • L'information doit être non pénalisante et non traumatisante. Elle peut être collective ou individuelle. Elle se fait pour les fumeurs comme pour les non-fumeurs.
  • Elle doit porter sur :
    • les dangers du tabagisme actif et passif souvent méconnus et/ou niés
    • la dépendance tabagique et ses 3 niveaux
    • l'analyse des motivations au tabagisme ou à l'arrêt
    • les méthodes de sevrage
    • la possibilité d'un entretien personnalisé
  • Elle permet éventuellement de repérer les différents types de fumeurs et donc ceux qui sont susceptibles de bénéficier d'un sevrage.
  • La plupart des interventions collectives en entreprise commencent par une réunion plénière de 2 heures ouverte à tous et présentant la problématique du tabagisme. A la suite de cette réunion il est possible de mettre en place des groupes de motivation au sevrage pour les fumeurs 5 séances de 2 heures en raison d'une par semaine.

7.3. PROTECTION INDIVIDUELLE

7.3.1. LE DEPISTAGE

  • Même collectif le sevrage tabagique ne peut procéder que d'une démarche individuelle d'où l'intérêt d'un dépistage systématique du tabagisme afin de mesurer le degré de motivation à l'arrêt. La balance décisionnelle consiste à lister les plaisirs liés au tabac et les éléments favorables à son l'arrêt.

7.3.2. LE SEVRAGE TABAGIQUE

  • Il n'est possible que pour des fumeurs motivés; Il doit être précéder d'un bilan préalable pourtant sur :
    • les antécédents et les habitudes tabagiques
    • les comportements alimentaires
    • les addictions associées
    • les troubles psychologiques associés éventuels qui peuvent être dépisté au moyen de différentes échelles : HAD, Beck-Pichot si au HAD le D est > à 8, l'échelle d'Angst (troubles bipolaires)
  • En cas de troubles psychologiques associés un traitement devra être mis en place 3 semaines avant le début du sevrage.
  • Les techniques classiques associent sur une quadruple prise en charge :
    • La prise en charge de la dépendance nicotinique est réalisée à l'aide de substitut nicotinique :
      • la gomme à mâcher à 2 mg vendue sans ordonnance ou celle à 4 mg vendue sur prescription médicale,
      • le timbre transdermique à diffusion sur 16 heures ou 24 heures délivré sur prescription médicale.
      Les substituts doivent apporter des doses suffisantes pour supprimer l'effet de manque. Un dosage légèrement supérieur est préférable à un dosage trop faible pour éviter le recours aux shoots.
    • La prise en charge comportementale peut se réaliser à plusieurs niveaux :
      • comprendre le rôle gratifiant de la cigarette
      • transférer ce plaisir lié à la prise de tabac sur une autre activité moins dangereuse
      • développer des renforcements négatifs
      • éventuellement être poursuivie dans le cadre d'une thérapie comportementale et cognitive
    • La prise en charge sociale consiste à analyser les situations favorables au tabagisme et à trouver des réponses adaptées (remplacer la cigarette anti-stress par une respiration abdominale profonde..., un verre d'eau….., remplacer la cigarette de prise de contact par autre chose … faire participer l'entourage...)
    • La prise en charge des troubles associés est indispensable pour éviter les récidives :
      • troubles psychologiques,
      • troubles alimentaires : prendre le temps de faire des vrais repas bien équilibrés riches en légumes ; redécouvrir les saveurs et les odeurs.
  • Autres techniques de prises en charge : acupuncture, homéopathie, mésothérapie, hypnose … dont on ne connaît pas exactement le niveau d'action.

7.3.3. L'ACCOMPAGNEMENT POST-TABAGIQUE

  • Après un sevrage tabagique les rechutes restent très fréquentes de l'ordre de 50% après 3 mois. Elles sont liées à la réapparition de la dépendance psychique, à l'existence d'un état anxio-dépressif sous-jacent ou aigu, à une prise de poids, à un ralentissement intellectuel, à la persistance d'un environnement fumeur, chez la femme à la fin d'une grossesse.
  • Le suivi post tabagique vise à maintenir l'abstinence et à prévenir les récidives par une prise en charge des troubles associés (substitut nicotinique à dose suffisante, sport, diététique …), des entretiens réguliers de renforcement positif, éventuellement une thérapie comportementale et cognitive.
  • En cas de récidive il faut noter les progrès accomplis, les pièges à éviter, en vue d'une nouvelle tentative.
  • En entreprise la lutte contre la récidive passe par la possibilité d'entretien d'accompagnement post tabagique, la limitation des espaces fumeurs et le repérage des situations de stress associés au tabac.

8. REGLEMENTATION

8.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

9.2. RECOMMANDATIONS - NORMES - ETIQUETAGE - SIGNALISATION

9.2.1. RECOMMANDATIONS DE LA CNAMTS

9.2.2. NORMES (AFNOR)

9.2.3. ETIQUETAGE

  • L'indication : "Le tabac nuit gravement à la santé" est obligatoire sur tous les paquets de cigarettes.

9. BIBLIOGRAPHIE

  • ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'évaluation en santé) - Arrêt de la consommation : conférence de consensus (texte court) Paris : ANAES 1998 - 26 p
  • Brochures d'information des divers organismes cités
  • Tabac et entreprise - Formation des professionnels de santé au travail - Dossier documentaire - CODES 18 et CEDES 36 - 2004

10. ADRESSES UTILES

AUTEURS : Pierrette Trilhe (médecin du travail) (SMT d'Amboise, Bléré, Loches) (37)
DATE DE CREATION : Mai 2005
DERNIERE MISE A JOUR : Janvier 2007

ANNEXES

Commentaires

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