Fiches de métiers

 ACTUALITES RECENTES - ENQUETES EN COURS

 - Participez à l'enquête d'évaluation sur le document unique organisée par notre partenaire la Fédération des Acteurs de la Prévention - Présentation des résultats le 3 octobre 2017 http://app.evalandgo.com/s/?id=JTk1cCU5OWglOUMlQUI=&a=JTlBcSU5QXAlOUU=

- Consulter le guide d'évaluation de la pénibilité des métiers de l'agriculture édité par le Ministère sur http://agriculture.gouv.fr/evaluation-de-la-penibilite-au-travail-de-metiers-de-lagriculture-suivez-le-guide

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L'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 crée le compte personnel d'activité (CPA) au profit des agents publics des 3 fonctions publiques et leur donnent de nouvelles garanties en matière de sécurité et de santé au travail (voir la fiche FPT)

Le décret n° 2016-1908 du 27 décembre 2016 sur la modernisation de la médecine du travail a été publié au JO du 29 décembre 2016. Il est applicable à compter du 1er janvier 2017. Un résumé du décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016 sur le suivi des salariés est sur le site dans l'espace fiche des métiers. Il remplace les informations du point 8.1 des fiches qui est devenu obsolète

Le décret n° 2016-1074 du 3 août 2016 relatif à la protection des travailleurs contre les risques dus aux sur les champs électromagnétiques est entré en application le 1er janvier 2017

Les fiches concernant la pénibilité sont sur le site

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Chef d'exploitation agricole éleveur en production laitière

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°235

ROME : A1407
CITP-08 : 6121 PCS 2003 : 111d - 121d - 131d - 691b

1. INTITULES SYNONYMES OU APPARENTES

  • Chef d'exploitation éleveur laitier, agriculteur (production laitière), aide agricole (production laitière), chef d'exploitation (production laitière), éleveur laitier.

2. DEFINITION

  • L'éleveur de vaches laitières assure :
    • la constitution, le suivi et l'exploitation de son troupeau dans le but d'assurer une production de lait
    • la reproduction de son troupeau
    • et la vente de veaux pour la consommation alimentaire ou pour d'autres exploitants de vaches laitières

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Une formation de niveau V BPREA en formation adulte est requise pour être chef d'exploitation. Elle correspond à une formation niveau baccalauréat dans la filière agricole dans le cursus normal .Cette formation est nécessaire pour bénéficier des aides à l'installation aussi bien bancaires que par la chambre d'agriculture.
  • Pour les agriculteurs à leur compte une formation en gestion d'entreprise est souhaitable.
  • Au niveau international et/ou européen cette activité peut être exercée sans qualification particulière après une formation sur le tas et/ou une formation acquise dans un autre secteur agricole.

4. ACTIVITE PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITE

  • L'activité s'exerce en zone rurale, le plus souvent dans les diverses pièces constitutives d'une ferme (salle de stabulation, salle de traite, laiterie, grange...). La salle de stabulation et la salle de traite peuvent être communes selon la taille de l'exploitation. Les animaux sont élevés en plein champ et en étable selon la saison.
  • L'activité peut être exercée comme exploitant agricole ou comme salarié d'un exploitant agricole ou d'une coopérative.

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITE

L'activité consiste à :

  • Nettoyer l'étable 2 fois par jour : retrait de la paille souillée à l'aide d'un racloir dans la rigole à l'aide de l'évacuateur dans les étables entravées (les bêtes sont attachées). Dans les stabulations libres, le couloir de raclage (ou aire d'exercice) est nettoyé manuellement à l'aide de racloir. Paille, bouses et purin sont récupérés dans une fosse afin d'être utilisés comme engrais pour les champs.
  • Traire les vaches 2 fois par jour. Cette activité est le plus souvent mécanisée et se fait à heure fixe. Selon la taille de l'exploitation, la traite a lieu directement dans l'étable ou bien dans les salles de traite. La traite se décompose en plusieurs étapes :
    • Contrôle de l'état des pis et nettoyage à l'aide d'un tissu imprégné de savon liquide dilué dans l'eau tiède
    • Séchage à l'aide de papier absorbant (essuie-pis) biodégradable, ce qui permet son élimination dans la rigole
    • Branchement de la trayeuse portative sur le transfert de lait (les tuyaux situés en hauteur comprenant un tuyau de générateur de vide et un tuyau évacuateur de lait) relié à un réservoir de lait ou tank
    • Adaptation des embouts de la griffe (trayeuse) sur les trayons (extrémité du pis) au nombre de 4. Selon le nombre de griffes portatives et le type d'installation, plusieurs bêtes peuvent être traites simultanément
    • Retrait de la griffe et imprégnation de la mamelle à l'aide du trempage (solution protectrice) afin de prévenir les risques d'infection, suite à la dilation du pis par la traite
    • Dans les 8 premiers jours après vêlage ou en cas d'infection nécessitant un antibiotique par voie générale, les vaches sont traites et le lait est récupéré dans un réservoir spécifique ou pot à lait. Il est utilisé immédiatement pour l'allaitement des veaux.
  • Alimentation des veaux : lait de vache ou lait en poudre reconstitué distribué dans des biberons de 5 litres. Ultérieurement à partir de un mois et demi, une alimentation mixte est introduite.
  • Détermination de l'alimentation des vaches avec l'aide du contrôleur de lait en fonction de la qualité du lait produit, de la quantité, de l'objectif de production en tenant des qualités nutritives (valeur nutritive et énergique) des différents aliments, de l'observation de la vache et de la période du cycle de reproduction. Le type d'alimentation peut également être conditionné par le cahier des charges des AOC. L'ensilage est analysé afin de complémenter en éléments nutritifs.
  • Distribution de l'alimentation des vaches en remplissant les "crèches" ou mangeoires avec la ration :
    • Des aliments concentrés ou « croquettes » à base de céréales et autres composants (blé, maïs, orge, soja, betterave, mélasse de canne à sucre etc+ luzerne déshydratée) pour l'apport d'énergie
    • Du tourteau de soja (apport de protéines)
    • Des compléments minéraux
    • Du fourrage sous forme de foin, ou d'ensilage (fourrage fermenté).
  • Epandre de la paille propre sur le sol
  • Nettoyer le matériel à l'aide de détergents
  • Contrôler le tank (température et entretien...), vidé régulièrement par le ramasseur laitier
  • Tarir les vaches pleines deux mois avant la mise à bas : préparation des vaches à la mise à bas, mise au repos et reconstitution des réserves afin de préparer un nouveau cycle de lactation :
    • Modification de l'alimentation pour une alimentation moins riche, adaptée à l'état
    • Obstruction des mamelles à l'aide d'une seringue antibiotique pour éviter les infections
  • Sortie quotidienne des animaux selon la saison et la météo
  • Séparation des génisses : ce sont des jeunes "velles" d'un an, n'ayant pas encore procréé. Celles-ci sont inséminées vers l'âge de 2 ans et demi.
  • Suivi des animaux pour :
    • Surveillance au quotidien de l'état de santé des vaches avec en priorité la recherche de signes de mammite et suivi de l'état général (température, baisse de la production de lait, baisse de l'appétit, absence de rumination, douleur aux pattes...)
    • Pose d'aimant pour fixer les bouts de ferrailles se trouvant dans le fourrage ou dans l'herbe pâturée
    • Surveillance des génisses : alimentation, surveillance des chaleurs à partir de 18 mois pour préparer la première vêle. En l'absence de chaleur, après avis vétérinaire, les génisses ou mules sont vendues à la boucherie.
    • Surveillance des veaux (diarrhée, état du nombril...) et marquage avec la pose des boucles d'identification
  • Gérer la reproduction du troupeau. Cette phase est importante, car une vache ne produit du lait que si elle donne naissance à un petit. La période de lactation dure environ 10 mois après la mise à bas. Après deux mois de repos (tarissement), la vache est à nouveau inséminée pour relancer le cycle de production :
    • Suivi des chaleurs des vaches afin de planifier les dates d'insémination, ou de renforcer l'ovulation par des stimulations. Après vêlage, les vaches sont inséminées à partir de la deuxième chaleur.
    • Suivi des gestations
    • Surveillance des vêlages afin de pouvoir intervenir en cas de problème : utilisation de la vêleuse si le veau est « trop gros » ou s'il n'y a « pas assez de passage », voir césarienne si besoin en assistant le vétérinaire et surveillance de la délivrance, expulsion totale des annexes.
    • Aide à l'insémination des vaches en chaleur : achat de paillette selon les caractéristiques du taureau donneur et du prix. En cas de paillette de testage, provenant de taureaux n'ayant pas encore eu de veaux, la velle obtenue est gardée jusqu'à une lactation complète (environ 3 ans) afin de déterminer les caractéristiques du croisement : caractéristiques morphologiques du veau (qualité et forme des mamelles, taille, poids, croissance...) et la quantité de lait obtenue après le premier vêlage. Le suivi est fait par l'éleveur et le contrôleur laitier, qui adresse les résultats au laboratoire génétique.
    • Planification de la reproduction pour l'amélioration du cheptel
  • Participer à la vigilance sanitaire et suivi de la prophylaxie réglementée :
    • Dépistage de la tuberculose selon la prévalence de la maladie dans le département concerné, brucellose et tuberculose sous conditions (cheptel à fort taux de rotation, cheptel classé à risque, avortement (à déclarer au vétérinaire)), dépistage et vaccination contre l'IBR (Rhinotrachéïte Infectieuse Bovine) depuis 2006
    • Visite annuelle obligatoire pour le cheptel par le vétérinaire
  • Gérer le stockage du lait :
    • Surveillance mensuelle de la qualité (taux en protéines et acides gras) et de la quantité par une pesée mensuelle pour chaque animal par le contrôleur. Cette tâche peut être faîte par l'éleveur.
    • Surveillance pluri mensuelle de la qualité du lait par des prélèvements réguliers au niveau du tank.
    • Ces deux paramètres déterminent le prix du kg de lait.
  • Procéder aux tâches administratives :
    • Réalisation et tenue à jour des activités d'autocontrôles
    • Tenue à jour des registres de traçabilité : registre d'identification, registre d'élevage (naissance et vente de vaches et de veaux), carnet de santé de chaque bête avec le suivi vétérinaire, les ordonnances, suivi de l'alimentation...
    • Déclaration des naissances avec détermination d'un numéro d'identification qui permettra le marquage obligatoire du veau dans les 7 jours
    • Déclaration des bêtes vendues
    • Remplissage d'un cahier d'épandage (engrais et fumier utilisés)
    • Gestion administrative de l'exploitation : finance, comptabilité, plan d'investissement
    • Commande de matériel et d'aliments
    • Achats de produits vétérinaires
    • Achats de paillettes d'insémination
    • Suivi de la réglementation

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISES

  • Tracteurs, containers
  • Seaux, bidons
  • Balai, fourche
  • Trayeuse, griffe, pot à lait, compresseur, système de réfrigération
  • Cuve réfrigérée pour le recueil du lait
  • Vêleuse
  • Soudeuse à l'arc pour l'entretien du matériel
  • Cuve de gasoil rouge ou fuel
  • Ordinateur pour la gestion administrative qui peut être faite en ligne pour certaines tâches : cet outil est devenu aussi indispensable que le tracteur.

4.4. PRODUITS ET MATERIAUX UTILISES

  • Sacs d'aliments pour bétail (luzerne, maïs, paille, sels minéraux...)
  • Bottes ou rouleaux de paille pour la litière
  • Produits de nettoyage et de désinfection
  • Produits phytosanitaires
  • Produits vétérinaires
  • Lubrifiants pour les engins agricoles
  • Gasoil agricole
  • Huile moteur

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Travail souvent isolé en petite unité familiale
  • Contact régulier avec le vétérinaire pour le suivi des animaux et la détermination du traitement de stimulation ou de la date d'insémination, sous forme d'un contrat de suivi mensuel ou selon l'état des animaux
  • Contact régulier avec le ramasseur de lait et le contrôleur
  • Contact régulier avec l'inséminateur pour la réalisation de l'insémination et l'achat de choix du type de paillette dont le prix varie selon la qualité, et l'insémination
  • Contact avec l'équarisseur pour l'évacuation des animaux morts
  • Contact avec le marchand de bétail pour l'achat de vaches laitières ou la vente de vaches non productives ou de veaux mâles ou de veaux femelles en surnombre
  • Contact avec le marchand de céréales (travail à façon)
  • Contact avec les coopératives agricoles
  • Contact avec la chambre d'agriculture (législation, aide au remplacement en cas de congé maternité...)
  • Contact avec les syndicats professionnels : Jeunes Agriculteurs, FDSEA fédération des exploitations agricoles, FNSEA...

4.6. EXIGENCES PARTICULIERES

  • Disposer d’une bonne résistance physique
  • Supporter des amplitudes horaires très importantes
  • S’adapter aux impératifs saisonniers
  • Avoir un contact adapté avec les animaux
  • Respecter les règles d’hygiène concernant la manipulation des denrées alimentaires
  • Avoir le sens de l’observation
  • Avoir une bonne vision en cas de conduite
  • Etre vacciné

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPES

  • Sous réserve d’en avoir les capacités professionnelles l’emploi peut être accessible à des travailleurs présentant certains types de handicaps moyennant des adaptations : surdité, troubles du langage, maladies chroniques et cancers (à discuter selon le poste), certains petits troubles moteurs.
  • Emploi peu compatible avec des pathologies ostéo-articulaires lourdes, des allergies respiratoires et/ou cutanées, des dermatoses, une cécité.

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • L'activité de culture est indissociable de l'exercice de la profession :
    • Culture de céréales pour subvenir aux besoins du cheptel (alimentation et soins). L'activité consiste à conduire et utiliser les engins pour exécuter les tâches suivantes :
      • Epandage : engrais et fumier récupéré lors de l'entretien des étables
      • Labourage
      • Semis
      • Moissonnage
      • Récolte mécanique
      • Les céréales récoltées sont échangées avec le marchand de céréales (travail à façon). Elles seront complétées avec d'autres aliments et transformées en aliments concentrés ou "croquettes".
    • Préparation de l'ensilage, forme de stockage du fourrage : découpe de l'herbe avec une conditionneuse (faucheuse), ramassage et broyage avec une ensileuse, puis mis en tas bien tassé à l'aide d'un tracteur (silo taupe). Ces tas sont recouverts avec des bâches plastiques hermétiques, maintenus à l'aide de pneus ou de tas de terre pour éviter le pourrissement.
    • Entretien du matériel agricole (maintenance, réparation)
    • Entretien des infrastructures (bâtiments, clôtures, champs...)
    • Vente ou achat de bétail
    • Suivi de formation continue métier ou gestion et informatique
  • Assurer une activité hôtelière (chambre d'hôte, gîte rural...)

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Chute sur sol glissant
  • Blessure par outil
  • Traumatisme par animal (morsure, coup de sabot)
  • Lumbago
  • Brûlures caustiques par les produits de nettoyage
  • Accident de la circulation lors de la conduite d'engins agricoles (chemins, routes)
  • Electrocution

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Travail pouvant exposer aux intempéries (travail en plein champ...)
  • Travail exposant aux poussières végétales (paille, aliments pour bétail)
  • Exposition aux UV (Soudure à l'arc)
  • Risque électrique lié à l'installation et aux matériels utilisés en cas de mauvais entretien
  • Vibrations transmises au corps entier par la conduite d'engins agricoles sur tout terrain
  • Travail en éclairage peu intense dans les bâtiments ou à l'extérieur
  • Bruit des trayeuses
  • Manutention, port de charges
  • Contraintes posturales
  • Gestes répétitifs

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Produits d'entretien, de nettoyage et de désinfection
  • Produits phytosanitaires dont certains sont CMR
  • Produits vétérinaires
  • Fumées de soudure

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Contamination possible à l'occasion des soins aux animaux

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Ce travail nécessite de gérer plusieurs tâches en parallèle et des compétences multiples : génétique et reproduction, agriculture, gestion des stocks de fourrages et rotation des parcelles de pâturages, nutrition animale, santé animale, et comptabilité, fiscalité, gestion de trésorerie, des achats et investissements, et informatique.
  • Travail quotidien sans jour de repos
  • Travail isolé pour de nombreuses tâches

7. RISQUES POUR LA SANTE

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

REGIME AGRICOLE

  • Tableau n°1 RA : Tétanos professionnel
  • Tableau n°5 RA : Leptospiroses
  • Tableau n°5 bis RA : Maladie de Lyme
  • Tableau n°6 RA : Brucelloses
  • Tableau n°11 RA : Affections provoquées par les phosphates, pyrophosphates et thiophosphates d'alcoyle, d'aryle ou d'alcoylaryle et autres organophosphorés anticholinestérasiques, ainsi que par les phosphoramides anticholinestérasiques et les carbamates anticholinestérasiques
  • Tableau n°15 RA : Mycoses cutanées, périonyxis et onyxis d'origine professionnelle
  • Tableau n°16 RA : Affections professionnelles dues aux bacilles tuberculeux
  • Tableau n°25 RA : Affections provoquées par les huiles et graisses d'origine minérale ou de synthèse
  • Tableau n°30 RA : Rage professionnelle
  • Tableau n°39 RA : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
  • Tableau n°40 RA : Intoxication professionnelle par l'oxyde de carbone
  • Tableau n°44 RA : Affections cutanées et muqueuses professionnelles de mécanisme allergique
  • Tableau n°45 RA : Affections respiratoires professionnelles de mécanisme allergique
  • Tableau n°48 RA : Maladies engendrées par les solvants organiques liquides
  • Tableau n°49 RA : Affections dues aux rickettsies
  • Tableau n°50 RA : Pasteurelloses
  • Tableau n°57 RA : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier
  • Tableau n°57 bis RA : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle habituelle de charges lourdes

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Autres zoonoses : teigne...

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. VISITE MEDICALE

  • Visite médicale obligatoire d'embauche puis surveillance médicale régulière par la MSA pour les salariés
  • Surveillance médicale renforcée (produits phytosanitaires, bruit, produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction)
  • Pas de visite obligatoire pour les exploitants agricoles
  • Surveillance de l'état cutané, ostéo-articulaire, respiratoire et neurologique (produits phytosanitaires et solvants)
  • Surveillance ophtalmologique en cas de conduite ou de soudure

8.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Audiogramme en cas de travail au bruit
  • Selon les résultats de l'examen clinique, en particulier :
    • Radiographie pulmonaire en début d'activité et en cas de signes respiratoires
    • Explorations fonctionnelles respiratoires ou spirométrie à l'embauche et régulièrement
    • ECG de référence

8.3. VACCINATIONS

  • DTPolio tous les 10 ans conseillé
  • Leptospirose en fonction de l'évaluation des risques
  • Rage en fonction de l'évaluation des risques et la zone géographique

8.4. SUIVI POST PROFESSIONNEL

En fonction des produits chimiques utilisés, en particulier les produits phytosanitaires :

  • Une attestation d'exposition aux agents chimiques dangereux et/ou cancérogènes est remplie par l'employeur et le médecin du travail et remise au travailleur à son départ de l'établissement.
  • Pour certains agents cancérogènes, les modalités de la surveillance post-professionnelle sont fixées par arrêté pour certains agents et procédés cancérogènes.

8.5. DOSSIER MEDICAL

  • Sauf expositions particulières, pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel.

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

  • Pollution possible de l'environnement par les animaux malades ou les litières souillées, par les produits phytosanitaires
  • Risque potentiel d'incendie du fourrage par acte de malveillance, orage
  • Risque d'incendie lié au stockage de gasoil
  • Risque d'incendie ou d'explosion lié à la soudure, à l'installation électrique

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Vibrations transmises au corps entier :
    • Mesures de vibrations transmises au corps entier
    • Valeur limite d'exposition journalière rapportée à une période de référence de 8 heures : 1,15 m/s2 pour les vibrations transmises à l'ensemble du corps

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

  • Normes à respecter pour la construction du bâtiment et du type d'élevage
  • Eclairage suffisant et homogène
  • Aménagement des salles de traite
  • Installation de couloir de contention
  • Aide mécanique à la manutention
  • Insonorisation des machines et/ou des locaux
  • Sols entretenus (secs, sans trous ou fissures)
  • Locaux maintenus propres et aérés
  • Respect de la réglementation sur la prévention sanitaire : dépistage annuel obligatoire de la brucellose animale selon les régions, recherche éventuelle de la fièvre Q (non obligatoire), dépistage de l'IBR

10.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • Vaccination antitétanique ; vaccination contre la leptospirose ; vaccination contre la rage selon la région
  • Bottes ou chaussures antidérapantes
  • Gants et tablier pour la mise bas
  • Protections auditives si nécessaires
  • Protection adaptées en cas de manipulation de produits phytosanitaires
  • Soins adaptés en cas de pathologie

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Formation à l'hygiène des locaux, des animaux et des personnes en contact
  • Formation à la manutention des animaux
  • Formation aux risques liés aux zoonoses
  • Formation aux risques liés aux produits phytosanitaires et aux produits d'entretien
  • Formation de sauveteur secouriste du travail (SST)

11. REGLEMENTATION

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • Code rural
  • Textes concernant la santé animale (surveillance du cheptel) :
  • Textes concernant l'hygiène alimentaire pour les élevages laitiers :
    • Décret n° 2004-782 du 29 juillet 2004 relatif à l'organisation et au fonctionnement des services de santé au travail en agriculture et modifiant le décret n°82-397 du 11 mai 1982 relatif à l'organisation et au fonctionnement des services médicaux du travail en agriculture.
    • Règlement (CE) n o 2073/2005 de la Commission du 15 novembre 2005 concernant les critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
    • Règlement (CE) n° 853/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 fixant des règles spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale
    • Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires
  • Surveillance médicale :
    • Décret n° 2006-892 du 19 juillet 2006 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d'exposition des travailleurs aux risques dus au bruit et modifiant le code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat)
    • Décret n° 2005-746 du 4 juillet 2005 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d'exposition des travailleurs aux risques dus aux vibrations mécaniques et modifiant le code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat).
    • Arrêté ministériel du 20 octobre 2004 fixant la liste des travaux effectués dans les entreprises agricoles et nécessitant une surveillance médicale.
    • Décret n° 2004-725 du 22 juillet 2004 relatif aux substances et préparations chimiques et modifiant le code du travail et le code de la santé publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat).
    • Décret n°2001-97 du 1er février 2001 établissant les règles particulières de prévention des risques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction et modifiant le code du travail (deuxième partie : décrets du Conseil d'Etat).
  • Statut de l'exploitant agricole

11.2. RECOMMANDATIONS

RECOMMANDATIONS DE LA CNAMTS

  • R 409 Evaluation du risque chimique

11.3. NORMES

  • Néant

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Néant

12. BIBLIOGRAPHIE

13. ADRESSES UTILES

AUTEURS : Amel Hadjaj-Bernaudin (médecin du travail) (Snecma Services) (78), Joëlle Mallet (chef d'exploitation agricole) (15)
DATE DE CREATION : Mars 2007
DERNIERE MISE A JOUR : Mars 2007

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