Fiches de dangers

Rayonnement solaire au travail

FICHE DE DANGER BOSSONS FUTE N° 170

Mots clés : soleil ; chaleur ; cancer ; insolation ; brûlure ; UV.  

http://www.gemeinde-kalbach.de/mamysja/2110 I. CONTEXTE

Recommended Reading 1.0. DEFINITIONS

  • Les rayonnements ultraviolets sont des rayonnements optiques d'une longueur d'onde comprise entre 100 nanomètres et 400 nanomètres.
  • Le domaine de l'ultraviolet se subdivise en
    • rayonnements UVA (315-400 nanomètres),
    • UVB (280-315 nanomètres)
    • et UVC (100-280 nanomètres). Les rayonnements ultraviolets représentent 5% des rayonnements émis par le soleil.

http://vagnvagensbygg.se/firmenit/353 1.1. NATURE DES DANGERS

  • Liés aux rayonnements : Plus la longueur d’onde des ultraviolets est courte, plus leur énergie est importante mais moins ils sont pénétrants.
    • Les  actividades para solteros en salamanca rayonnements UV-A, dont les longueurs d’onde sont les plus longues, sont les plus nombreux à atteindre la terre. Ce sont eux qui ont le plus grand pouvoir de pénétration dans la peau, une partie atteignant le derme. Ils ont une toxicité indirecte et peuvent avoir des effets cancérogènes. Ils traversent le verre d’une vitre ou d’une baie vitrée.
    • Les  3rd shift dating site rayonnements UV-B, de longueurs d’onde moyennes, plus puissants que les UV-A, peuvent être la source de brûlures, d’érythèmes. Ils pénètrent plus profondément l’épiderme et le derme et ont une action directe sur l’ADN. Leur quantité varie selon les saisons, l’heure (quantité maximale de 11 heures à 14 heures en heure solaire) et l’altitude. Ils sont arrêtés par une vitre.
    • Les  dating wordpress theme free download rayonnements solaires UV-C, dont les longueurs d’onde sont les plus courtes, sont donc les plus énergétiques. Ils sont pour l’essentiel arrêtés par la couche d’ozone
  • Liés à la chaleur
    • Déshydratation
    • Augmentation de la chaleur corporelle
    •  L’insolation ou coup de chaleur : c'est une défaillance du système naturel de thermorégulation qui permet à la température interne du corps de rester à 37°C. 

http://www.capacuras.com/?rtyt=on-rencontre-des-personnes&e6c=0b 1.2. PROFESSIONS EXPOSÉES

  • Travailleurs agricoles (expositions dans les cultures…)
  • Travailleurs paysagistes
  • Travailleurs des BTP (chantiers…)
  • Entreprises de maintenance des espaces verts
  • Entreprises de transports
  • Travailleurs du tourisme (saisonniers : plagistes, personnel de bateau, personnel de haute montagne...), travailleurs d'hôtellerie (serveurs)
  • Exposition aux UV artificiels: soudeurs, électriciens (si flash électrique), travailleurs en centre de bronzage, utilisation de lampes UV pour la polymérisation

description II. DOMMAGES

important site 2.1. DOMMAGES SUR LA PERSONNE (Effets sur)

  • On retrouve différents niveaux de dommages sur la personne :
    • Niveau 1 - Coup de soleil (rougeur et douleur), œdème, vésicules, fièvre, céphalée, inflammations cutanées, phlyctène
    • Niveau 2 : Troubles du système immunitaire, allergies, lésions de la cornée/de la conjonctive/de la pupille/de la rétine, vieillissement cutané prématuré
    • Niveau 3 : Cancer (carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire), mélanom
  • Les UV et en particulier les UVA, peuvent entraîner des atteintes oculaires :
    • les effets aigus sur l’oeil sont une photokératite (inflammation de la cornée) et une photoconjonctivite.
    • à long terme, l’opacification du cristallin (cataracte) pouvant aboutir à la cécité,
    • dégénérescences de la rétine.
  • Les effets de l’exposition aux UV sont fonction :
    • de la nature, la durée, la fréquence et l’intensité de l’exposition
    • de facteurs géographiques et environnementaux : la latitude, la saison, les conditions météorologiques, l'altitude (plus l’altitude est élevée, plus l’atmosphère qui nous protège des UV est fine)). En outre, la réflexion des rayons du soleil sur certains matériaux comme l’eau mais surtout la neige (près de 80% de réflexion) accroît encore le risque, à la fois pour la peau et pour les yeux. Des travaux en haute montagne, dans un paysage enneigé et un ciel très dégagé représentent des situations à fort risque potentiel
    • de facteurs individuels : nous possédons tous un capital solaire propre. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres aux rayons UV. Le type de peau est un critère important : les personnes à peau claire et cheveux roux ou blonds présentent les plus grandes sensibilités. Des antécédents familiaux, des expositions fortes pendant l’enfance contribuent à une plus grande sensibilité de la peau aux UV.

2.2. DOMMAGES SUR L'ENVIRONNEMENT (Effets sur)

2.2.1. sur le milieu urbain : Induit l’ozone troposphérique (polluant nocif pour les organismes).

  • Sur Terre, 30% du rayonnement solaire est directement renvoyé vers l’espace sous l’effet de la réverbération, environ 20% est absorbé par l’atmosphère et un peu plus de 50% par la croûte terrestre et les océans. La chaleur emmagasinée est ensuite restituée vers l’atmosphère par convection et sous forme de rayonnement infrarouge.
  • C’est là qu’intervient le phénomène : une partie de ce rayonnement infrarouge repart vers l’espace, et une autre partie se voit piégée par les gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère, puis à nouveau renvoyée vers la surface qu’elle réchauffe d’autant, à un niveau variable selon la concentration en gaz à effet de serre.
  • Cela entraîne un réchauffement de l’environnement.
  • Schema de l'effet de serre : www.slideplayer.fr

2.2.2. Sur les couches superficielles de l’océan : Induit la production de molécules chimiques simples (sucre, acide organique…)

  • Dans l’océan, le rayonnement UV affecte la réactivité chimique de la matière organique dissoute (un des réservoirs de carbone organique les plus importants) ainsi que la morphologie et le fonctionnement cellulaire des bactéries marines et du phytoplancton, ce qui peut modifier la quantité de CO2 rejeté dans l’atmosphère.
  • Le rayonnement UV peut pénétrer au mieux jusqu'à 50 m de profondeur dans les eaux les plus claires. Son impact ne porte donc que sur une infime partie de l'océan

2.2.3. sur les feux de forêt :

L’eau contenue dans les tissus de la plante (combustible) s’évapore lors des fortes chaleurs et du manque d’eau prolongé. Les feuilles, finement divisées, étant en contact avec l’air et l’oxygène (comburant), elles créent un mélange hautement inflammable au contact des rayonnements solaires et hautes températures.

rencontre femme 44 III. DONNÉES JURIDIQUES ET NORMATIVES

3.1. PARAMÈTRES

  • Les rayonnements ultraviolets font partie du spectre électromagnétique.
  • Ce sont des rayonnements non ionisants mais ils se situent  dans la partie des fréquences hautes juste avant les bandes de fréquence des rayonnements ionisants. 

3.2. REGLEMENTATION

  • Les rayons solaires sont la première source de chaleur. Au-delà de 33°C, la chaleur présente un danger. Aucun article du Code du Travail ne définit une température maximale pour travailler, mais les conditions de travail inhabituel en cas de fortes chaleurs sont à l’origine de trouble de la santé et d’accidents. Lien
  • Les moyens à mettre en place au-delà de ces températures sont :
    • Ventilation et aération des locaux
    • Mise à disposition d’eau fraîche
    • Si possible le décalage des horaires (sans obligation)
    • Aménagement des postes de travail de façon à protéger les travailleurs contre les conditions atmosphériques (rotation des tâches, limiter le travail physique…)
  • Pour les chantiers des BTP : les travailleurs doivent disposer d’un local permettant leur accueil dans des conditions de nature à préserver et à protéger leur santé et leur sécurité en cas de conditions climatiques susceptibles d’y porter atteinte. (Code du travail, article R. 4534-142-1)
  • Pour les jeunes travailleurs : les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent être affectés qu’à des travaux qui ne sont pas susceptibles de porter atteinte à leur sécurité, à leur santé ou à leur développement. (Code du travail, article L. 4153-8)
  • Le plan canicule doit être mis en place en cas de canicule (LIEN)

3.3. OBLIGATION

  • De l'employeur
    • Obligation d’alerter le CSE/CHSCT sur le plan canicule
    • Ventilation et aération des locaux
    • Mise à disposition d’eau fraîche
    • Si possible le décalage des horaires (sans obligation)
    • Aménagement des postes de travail de façon à protéger les travailleurs contre les conditions atmosphériques
  • Du salarié
    • Droit de retrait si l’employeur n’a pas mis les dispositions nécessaires en place et en cas de danger imminent.
    • Le CSE doit, avec l’aide du service QSE (si présent dans l’entreprise), diffuser l’information sur les conditions de travail et les mesures mises en place : eau, climatisation…
  • Des services de santé au travail
    • Les services de santé au travail ont pour mission exclusive d'éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail. A cette fin, ils :
      • 1° Conduisent les actions de santé au travail, dans le but de préserver la santé physique et mentale des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel
      • 2° Conseillent les employeurs, les travailleurs et leurs représentants sur les dispositions et mesures nécessaires afin d'éviter ou de diminuer les risques professionnels, d'améliorer les conditions de travail, de prévenir la consommation d'alcool et de drogue sur le lieu de travail, de prévenir le harcèlement sexuel ou moral, de prévenir ou de réduire les effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels mentionnés à l'article L. 4161-1et la désinsertion professionnelle et de contribuer au maintien dans l'emploi des travailleurs ;
      • 3° Assurent la surveillance de l'état de santé des travailleurs en fonction des risques concernant leur santé au travail et leur sécurité et celle des tiers, des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels mentionnés à l'article L. 4161-1 et de leur âge ;
      • 4° Participent au suivi et contribuent à la traçabilité des expositions professionnelles et à la veille sanitaire.

IV. EVALUATION

4.1. MÉTROLOGIE

  • La mesure du risque principal des rayonnements solaires concerne en majorité la mesure des rayonnements UV. Pour ce faire, on mesure le rayonnement UV à l’aide de radiomètres terrestres et sous-marins (mesures directes) ou par satellites (mesures indirectes).  
  • Afin de mesurer le rayonnement solaire, les scientifiques utilisent un pyranomètre qui mesure le spectre des rayonnements émis. Le pyranomètre est un instrument qui reçoit les rayonnements solaires et qui les convertit en un signal électrique qui, lui, peut être mesuré.
  • La mesure du rayonnement solaire est effectuée afin de prédire l’utilisation de l’énergie au gaz et à l’électricité, de prédire l’utilisation de l’eau lors des périodes de fortes chaleurs.
  • Les différentes mesures des rayonnements solaires ne suffisent pas à prévenir tous les risques liés.
  • L’OMS complète ces préventions avec l’IUV [Indice universel de rayonnement UV] qui est un outil important de sensibilisation du public au risque de surexposition au rayonnement UV et d’alerte de la population sur la nécessité de mesures de protection. En invitant la population à diminuer son exposition au rayonnement solaire, on pourrait diminuer les effets nocifs pour la santé et abaisser considérablement le coût des soins de santé.”

4.2. BASES DE DONNÉES

V. PRÉVENTION

5.1. TECHNIQUE

  • Les locaux : Les locaux des travailleurs doivent être :
    • Aérés et ventilés
    • Protégés des rayonnements solaires
  • Les équipements
    • De l’eau doit être mise à disposition des travailleurs en cas de fortes chaleurs (>30°C)
    • Voir section 5.3.3 EPI
  • Les machines
    • En cas d’utilisation de machines dans un local fermé, le local doit être ventilé le plus possible et aéré en continu
    • Essayer autant que possible de ne pas faire fonctionner toutes les machines en même temps
    • Éteindre les moteurs des machines lorsqu’elles ne sont pas utilisées

5.2. ORGANISATIONNELLE

L’OPPBTP conseille également: “Les mesures viseront, en priorité, à limiter l’exposition solaire des travailleurs à l’extérieur en organisant le travail :

  • S’informer sur les conditions météo afin d’anticiper la prise des mesures (Météo France donne chaque jour les prévisions des index UV) ;
  • Décaler ou reporter si possible les activités en cas de risque d’exposition élevé ;
  • Eviter le travail en extérieur lors des heures d’exposition les plus fortes, soit entre 12h et 16h en cas de fort ensoleillement ;
  • Limiter le temps passé au soleil par une rotation des postes ;
  • Aménager des temps de pause en donnant la possibilité de se mettre à l’ombre lors de ces pauses ;
  • Adopter des mesures techniques pour les conducteurs d’engins ou de véhicules en ajoutant des filtres sur les vitres de leur véhicule ;
  • Fournir de l’eau potable en quantité suffisante sur les lieux de travail pour une désaltération régulière ;
  • Informer le personnel des dangers du risque UV et des mesures de prévention adoptées.”

5.3. PREVENTION HUMAINE

5.3.1. FORMATION / INFORMATION

Une sensibilisation aux risques et dangers peut être mise en place par l’entreprise du salarié exposé aux rayonnements solaires, afin de l’informer des bonnes pratiques.

5.3.2. SUIVI MEDICAL

  • La médecine du travail peut intervenir en surveillance et conseil des travailleurs extérieurs.
  • La médecine du travail fait une visite classique, sachant que la personne travaille à l’extérieur,
    • elle fait un examen minutieux des parties exposées aux rayons solaires (mains, visage). Si elle constate lors de ces examens un naevus (grain de beauté suspect) ou kératome actinique (tâches liées aux rayons du soleil), le médecin oriente le salarié vers un dermatologue.
    • elle recherche une prise de médicaments pouvant conduire à une photosensibilisation

L’OPPBTP complète avec ces recommandations:

  • “Information et sensibilisation des salariés par l'équipe Santé au travail
  • Auto-examen régulier de la peau : une vigilance particulière est conseillée aux sujets à peau claire, ayant de nombreuses taches de rousseur ou de nombreux grains de beauté, et/ou ayant reçu de nombreux coups de soleil pendant l’enfance ou l’adolescence
  • Dépistage précoce et régulier des cancers de la peau des salariés les plus exposés.
  • Suivi des personnes à risques par une dermatologue. Veiller à ce que tout salarié sujet à une photosensibilisation liée à une substance n’entre pas en contact avec cette substance photosensibilisante lors de l’exposition aux UV. Le médecin du travail pourra, au besoin demander un aménagement du poste de travail”

5.3.3. EPI

  • Casque ou couvre-chef avec si possible protection de la nuque et des oreilles
  • Vêtements de travail couvrants et amples avec un textile spécial UV (empêchant les rayons solaires d’atteindre l’épiderme) à mailles serrées, coton léger, couleur claire
  • Lunettes ou masque solaire avec verres teintés à protection UV 100% enveloppantes (norme EN 170 pour les filtres pour UV et EN 172 pour les filtres de protection solaire pour usage industriel)
  • Ecran total indice 50+ à mettre toutes les deux heures
  • Les travailleurs exposés au soleil doivent s’étaler de la crème émolliente afin de réhydrater la peau après le soleil.

VI. REFERENCES

6.1. JURIDIQUES : DIRECTIVES, LOIS ET REGLEMENTS

  • Les textes phares

  • Le Code du travail
    • article L. 4153-8 du code du travail sur les travaux interdits aux jeunes travailleurs
    • article R. 4534-142-1 du code du travail sur un local d'accueil en fonction des conditions climatiques 
    • article R4452-1 du code du travail sur la définition des rayonnements optiques
    • Article L 4622-2 du code du travail sur le rôle des services de santé au travail

6.2. RECOMMANDATIONS – NORMES

Source image: Institut Nationale du Cancer

6.3. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

RÉDACTION

  • AUTEURS :
    • Etudiants en Lpro QHSSE à l'U-PEM : Julie GIÉ (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ; Alexia HENAULT (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ; Audrey MAITREHANCHE (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ; Karine THELEMAQUE  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.); Alicia TIRAMANI (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
    • Relecture : Eloria VIGOUROUX-ZUGASTI
  • DATE DE CRÉATION MARS 2019
  • RELECTEURS
  • DERNIÈRE MISE À JOUR

Pour toute remarque et proposition de corrections, joindre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

VII. ANNEXES